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Meurtris, le Royaume-Uni et sa Première ministre face au test des législatives

Les élections législatives britanniques se dérouleront comme prévu jeudi 8 juin, après l'attentat qui a fait sept morts à Londres.
Les élections législatives britanniques se dérouleront comme prévu jeudi 8 juin, après l'attentat qui a fait sept morts à Londres. Justin Tallis, AFP

La campagne des élections législatives reprend lundi, deux jours après l'attentat du London Bridge. La Première ministre britannique, qui vise une majorité renforcée pour négocier le Brexit, apparaît de plus en plus fragilisée dans les sondages.

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Durant la campagne des élections législatives au Royaume-Uni, la Première ministre britannique conservatrice, Theresa May, s'est présentée comme "solide et stable" aux yeux des Britanniques. Mais à quatre jours du scrutin, la cheffe du gouvernement a perdu sa large avancée dans les sondages. 

Le parti des tories qui tenait une avance de plus de 20 points mi-avril s'est effondré à neuf petits points. Actuellement, les conservateurs disposent d'une majorité de 17 sièges. Ils espèrent la porter entre 50 et 80 afin que Theresa May puisse négocier la sortie de l'Union européenne avec les coudées franches et ses arrières assurés.

>> À voir : Législatives anticipées au Royaume-Uni : Theresa May en danger ?

Les trois attentats sanglants, à Manchester et Londres, en moins de trois mois, ont nettement affecté la campagne des législatives. Ce contexte terroriste a contribué à l'érosion dans les intentions de vote des Tories. L'opposition reproche à Theresa May d'avoir réduit de 14 % les effectifs de police alors qu'elle était ministre de l'Intérieur (2010-2016), Ukip allant jusqu'à l'accuser d'être "en partie responsable" de l'attentat de Manchester.

Alors que ce parti et les Travaillistes promettent des moyens supplémentaires pour les forces de l'ordre, la Première ministre a assuré que de nouvelles baisse des moyens des forces de sécurité n'étaient plus à l'ordre du jour.

Par ailleurs, la cheffe du gouvernement a commis plusieurs erreurs durant sa campagne : alors qu'une panne informatique géante a mis en avant, mi-mai, le manque de moyens du service public de santé britannique (NHS), les Travaillistes ont fait de la défense de celui-ci un de leurs principaux chevaux de bataille, promettant d'augmenter de 30 milliards de livres (34,5 milliards d'euros) sur cinq ans ses fonds, et d'un milliard de livres (1,15 milliard d'euros) les dépenses sociales la première année.

De son côté, Theresa May a proposé, avant de rétropédaler, une réforme des aides sociales aux personnes âgées qui obligerait les plus aisés à se défaire d'une partie de leur patrimoine. Elle a dû réduire en catastrophe la portée de la mesure face au tollé provoqué. Ses diverses volte-faces ont fait l'objet d'une chanson à succès, "Liar liar" ("Menteuse menteuse)", du groupe Captain Ska, qui s'est hissée à la 4e place des ventes à quelques jours du scrutin.

Face à ses couacs, son adversaire travailliste Jeremy Corbyn, qu'elle estimait au début "ne pas être à la hauteur", a mené une campagne très solide. Farouchement opposés au Brexit, les Libéraux-démocrates ont promis d'organiser un nouveau référendum sur le Brexit une fois celui-ci négocié, de façon à permettre aux électeurs de pouvoir le cas échéant "voter pour rester" dans l'UE.

En marge de ce duel, les nationalistes écossais du SNP espèrent préserver leur écrasante domination au parlement de Westminster – 56 sur 59 sièges attribués à l'Écosse actuellement – pour continuer à prôner un nouveau référendum d'indépendance. Et le parti libéral-démocrate, farouchement europhile, espère améliorer son faible score de 9 députés.

Avec AFP et Reuters

 

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