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Attaque à Notre-Dame de Paris : le profil atypique de l'assaillant

L'attaque s'est déroulée à 16H20, sur le parvis de Notre-Dame, dans l'une des quartiers les plus surveillés de Paris et haut lieu du tourisme.
L'attaque s'est déroulée à 16H20, sur le parvis de Notre-Dame, dans l'une des quartiers les plus surveillés de Paris et haut lieu du tourisme. Bertrand Guay, AFP

L'homme qui a attaqué un policier sur le parvis de Notre-Dame à Paris, mardi, a été identifié. Inscrit comme doctorant en sciences de l'information en Lorraine, ce quadragénaire originaire d'Algérie a revendiqué être "un soldat du califat".

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L'assaillant qui a attaqué au marteau un policier, mardi 6 juin, devant la cathédrale Notre-Dame, à Paris, portait des papiers au nom de Farid I., né en Algérie en janvier 1977. Il était inscrit depuis 2014 comme doctorant en sciences de l'information de l'université de Lorraine, à Metz, selon une source proche de l'enquête. Blessé au thorax par des tirs de riposte, il a été hospitalisé.

Le président de l'université de Lorraine, Pierre Mutzenhardt, interrogé par France Bleu Lorraine nord, a précisé que l'étudiant était "en thèse depuis 2014" ne "montrait rien de suspect". Ses travaux porteraient, selon la radio, sur le journalisme et les élections en Afrique du Nord, au sein du Centre de recherche sur les médiations (Crem).

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"Quand je l'ai connu, c'est quelqu'un qui était pro-occidental et pro-valeurs démocratiques, qui croyait beaucoup à la mission des médias", a témoigné Arnaud Mercier, son directeur de thèse, mardi soir sur BFMTV.  Il n'y avait chez lui "aucun signe extérieur d'une adhésion excessive à l'islam", a estimé le professeur, toutefois intrigué par son silence depuis le mois de novembre. "Ça veut dire que, sans doute, il y a eu un mouvement de rupture cet automne", a-t-il expliqué. Le suspect était inscrit à l'université de Metz, mais il avait suivi son directeur de thèse à Paris où ce dernier avait été muté il y a un an.

"Un style de professeur des écoles"

Farid I., qui avait également deux couteaux de cuisine au moment de l'agression du policier, a revendiqué être "un soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 de l'organisation jihadiste État islamique, selon le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque. Une vidéo dans laquelle il prête allégeance à l'EI a été retrouvée, selon une source proche de l'enquête.

Une perquisition a eu lieu mardi soir dans une résidence étudiante de Cergy dans le Val d'Oise, près de Paris, où l'homme occupait un logement. Une quinzaine de membres de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), cagoulés et lourdement armés, ont fouillé un studio du rez-de-chaussée, a constaté l'AFP. La plupart des locataires, des étudiants, ont indiqué ne pas connaître l'assaillant. Un seul s'est souvenu d'un homme "très discret", qui "habitait là depuis un an et demi ou deux ans".

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"Ce n'était pas du tout un islamiste avec une grande barbe. Plutôt le genre pantalon en toile et veste, un style de professeur des écoles. Le genre insoupçonnable", a commenté cet homme, qui a souhaité rester anonyme.

Farid. I, était également journaliste en Suède où il était inconnu des services de renseignement.

Enregistré en tant que journaliste indépendant depuis 2008 à Uppsala (centre), il se présente comme spécialiste des questions de "développement, démocratie et droits de l'Homme", selon la raison sociale de son entreprise toujours visible en ligne.

Selon le tabloïd Expressen, il était marié jusqu'en 2005 à une Suédoise qui n'a pas voulu s'exprimer. Il aurait quitté la Suède pour l'Algérie en 2013 et sa dernière adresse connue était dans la banlieue de Stockholm.

Interrogé par l'AFP, le renseignement suédois a indiqué que cet homme de 40 ans "n'était pas connu" de ses services.

Étudiant en journalisme à l'université d'Uppsala de 2009 à 2011, il en a été diplômé en 2011, a confirmé l'administration de l'établissement.

Le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, a décrit mercredi, sur RTL, un homme qui n'avait pas "donné de signes de sa radicalisation" et indiqué que "toutes les indications" confirment la thèse "d'un acte isolé", soulignant cependant n'avoir "pas plus d'éléments d'enquête que cela".

Avec AFP

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