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Le Texas valide une nouvelle loi compliquant encore plus l'accès à l'avortement

Des militants en faveur de l'avortement manifestent le 2 mars devant la Cour Suprême des États-Unis, qui juge une affaire concernant la fermeture de cliniques abortives au Texas.
Des militants en faveur de l'avortement manifestent le 2 mars devant la Cour Suprême des États-Unis, qui juge une affaire concernant la fermeture de cliniques abortives au Texas. Andrew Harrer/Bloomberg via Getty Images

Le Texas continue de rendre la vie dure aux femmes et à leurs droits : l'État américain vient de passer une loi limitant encore plus l'accès à l'avortement, droit constitutionnel déjà difficilement accessible depuis plusieurs années au Texas.

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Quand le Texas va-t-il enfin laisser les femmes avorter en paix ? Pas tout de suite, visiblement.

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L'État américain vient de franchir une nouvelle étape dans sa politique ostentatoirement anti-avortement : le gouverneur du Texas Greg Abbott a signé l'introduction de plusieurs nouvelles mesures dans la loi sur l'avortement, restreignant encore plus l'accès à cette méthode de contraception.

"C'est la législation la plus radicale qu'on ait connue"

Comme le détaille Buzzfeed, ces nouvelles mesures interdisent notamment une technique d'avortement appelée la dilatation-extraction (D&E). Cette technique est la plus commune et la plus accessible dans l'État et elle permet un avortement même au deuxième trimestre de grossesse. La supprimer, c'est automatiquement rendre l'avortement au deuxième trimestre presque inaccessible aux 5,4 millions de femmes du Texas.

"Aucun État n'a accumulé une telle profusion de restrictions auparavant", analyse Amanda Allen, conseillère juridique du Center for Reproductive Rights, qui s'est engagé à combattre ces mesures. "C'est la législation la plus radicale qu'on ait connue dans cette session."

De plus, les médecins pratiquant des avortements pourront être poursuivis et condamnés. Et les cliniques devront obligatoirement enterrer ou incinérer les fœtus morts, alourdissant encore les charges pesant sur les cliniques d'avortement.

"C'est une croisade contre le droit des femmes d'avoir accès à un avortement légal et sécurisé", poursuit Amanda Allen. "Il s'agit de les stigmatiser. Il ne s'agit jamais vraiment de la santé et de la sécurité des femmes."

Entraver l'avortement, une volonté inconstitutionnelle aux États-Unis

Selon les associations pro-vie du Texas, la loi a été enrichie de ces nouvelles mesures pour répondre à une vidéo, publiée par le Center for Medical Progress, qui affirme que le planning familial ferait des donations de tissus et d'organes de fœtus morts suite à un avortement. Jusqu'ici, aucune preuve n'est venue confirmer la rumeur.

L'État du sud des États-Unis poursuit avec cette nouvelle mesure une politique anti-avortement non dissimulée mais qui pourrait être inconstitutionnelle. Le 27 juin 2016, la Cour suprême des États-Unis déclarait en effet qu'entraver l'accès des femmes à l'avortement était interdit par la Constitution américaine. Cette décision portait d'ailleurs déjà sur une loi texane, la loi HB2, qui exigeait un matériel chirurgical digne d'un hôpital dans les cliniques abortives. Cette exigence avait obligé la moitié des cliniques de l'État à la fermeture pure et simple.

Depuis la décision de la Cour suprême, seules 3 cliniques ont rouvert.

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