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Trump accuse Comey de mensonges et se dit prêt à témoigner sous serment

Le president américain Donald Trump à Washington le 9 juin 2017, lors d'une réunion au secrétariat d'État aux Transports.
Le president américain Donald Trump à Washington le 9 juin 2017, lors d'une réunion au secrétariat d'État aux Transports. Brendan Smialowski, AFP

Donald Trump a accusé vendredi James Comey de mensonges et s'est dit prêt à démentir sous serment le témoignage de l'ex-directeur du FBI, qui affirme que le président américain lui a demandé d'abandonner une enquête sur l'un de ses ex-conseillers.

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Au lendemain du témoignage choc de l'ex-directeur du FBI James Comey devant la commission du Renseignement du Sénat, Donald Trump s'est dit prêt "à 100 %" à témoigner sous serment pour démentir lui avoir demandé d'abandonner l'enquête sur son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn.

"Franchement James Comey a confirmé beaucoup de choses que j'avais dites, et certaines choses qu'il a avancées n'étaient pas vraies", a affirmé vendredi 9 juin le président américain, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche aux côtés du président roumain Klaus Iohannis.

>> À lire : "Mensonges", "diffamations", "conversation dérangeante"… les vérités de l'ex-patron du FBI

Le dirigeant a également promis de dire "dans un avenir très proche" s'il détenait des enregistrements de ses conversations privées avec l'ex-directeur du FBI, comme il l'avait un temps insinué, mais il a prévenu : "Vous serez très déçu quand vous entendrez la réponse."

"Malgré tant de faux témoignages et de mensonges, confirmation totale et complète... et OUAH, Comey organise des fuites !", a-t-il écrit plus tôt dans la journée sur son compte Twitter.

Jusqu'à présent, le dirigeant américain avait laissé ses proches répondre dans les médias, selon une ligne directrice qui devient apparente : ne retenir que certaines parties du témoignage de James Comey, et en dénoncer les plus accablantes pour le milliardaire.

Des requêtes "dérangeantes"

Les défenseurs de la Maison Blanche retiennent en premier lieu l'admission par l'ancien premier flic des États-Unis qu'il avait fait fuiter à la presse en mai, via un ami, les notes dans lesquelles il avait consigné certains rendez-vous en tête à tête avec Donald Trump.

Dans ces écrits, James Comey décrivait sa gêne face aux requêtes "dérangeantes" du président, qui lui aurait dit "espérer" qu'il "abandonne" l'enquête sur l'ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, soupçonné de mensonges relatifs à ses discussions avec l'ambassadeur russe.

C'est l'arroseur arrosé, clament les amis de Donald Trump. "Si c'était sa méthode en tant que directeur du FBI, alors il méritait totalement d'être limogé, et s'il faisait fuiter régulièrement, il doit être poursuivi", a lancé vendredi un porte-flingue de Donald Trump, son premier directeur de campagne Corey Lewandowski, sur NBC.

Avec AFP

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