MAROC

Vidéo : la contestation ne faiblit pas dans le Rif marocain

Des manifestants dans les rues de Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, le 10 juin 2017.
Des manifestants dans les rues de Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, le 10 juin 2017. Fadel Senna, AFP

Depuis 15 jours, les manifestations se multiplient à Al-Hoceïma, dans le Rif. Les protestataires réclament la libération de leur leader Nasser Zefzafi, interpellé par les autorités marocaines, ainsi que des membres du mouvement.

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Des manifestations ont de nouveau eu lieu vendredi 9 juin soir à Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc. Quelque 1 000 à 2 000 personnes, principalement des jeunes et des femmes accompagnées parfois d'enfants, se sont rassemblées pacifiquement dans le quartier Sidi Abed.

Encadrés par un important dispositif policier, les manifestants ont réclamé la libération des activistes récemment arrêtés, dont le chef d'Hirak chaabi ("mouvement populaire"), Nasser Zefzafi, interpellé le 29 mai et accusé aujourd'hui "d'atteinte à la sécurité intérieure de l'État".

>> À lire sur France 24 : "Nasser Zefzafi, le visage de la grogne nord-marocaine"

Des violences à Imzouren

Des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants ont aussi éclaté dans la nuit de vendredi à samedi à Imzouren, une localité de la province d'Al-Hoceïma.

Ils ont commencé vers minuit dans un quartier reculé de la ville, au pied d'une montagne, après que les forces de l'ordre ont quadrillé le centre de la localité et empêché les contestataires de se rassembler, ont affirmé des activistes locaux. Dans l'obscurité, des dizaines de jeunes au visage cagoulé ont lancé des pierres aux forces anti-émeutes, qui ont notamment tiré des grenades lacrymogènes.

Ces violences, dont on ignore le bilan, ont cessé vers 2 h, alors qu'une cinquantaine de véhicules de police étaient déployés dans toute ville.

>> À voir sur France 24 : "Tensions dans le Rif : les raisons de la colère"

Ce mouvement de contestation revendique depuis des mois le développement du Rif, une région qu'il juge "marginalisée". Aux revendications sociales des derniers mois s’est ajoutée une autre exigence : la libération immédiate des détenus arrêtés ces 15 derniers jours.

Après des accusations de violence policière lors des gardes à vue, le roi du Maroc Mohammed VI a ordonné que les présomptions de tortures et de mauvais traitements fassent l’objet d’enquêtes. Le chef du gouvernement est par ailleurs attendu dans les prochains jours à Al-Hoceïma.

>> À voir sur France 24 : "Le Maroc fait face à un désespoir social et économique"

Avec AFP

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