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Syrie : l'ONU juge excessifs les bombardements à Raqqa

La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie dénonce un nombre de victimes "excessif" de frappes aériennes à Raqqa.
La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie dénonce un nombre de victimes "excessif" de frappes aériennes à Raqqa. Delil Souleiman, AFP

La Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie estime que les frappes aériennes de la coalition anti-jihadiste à Raqqa, fief de l'EI, engendre un trop grand nombre de pertes civils. Depuis le 1er mars, 300 personnes ont été tuées.

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Les frappes aériennes contre le groupe État islamique (EI) à Raqqa sont "excessives", a jugé, mercredi 14 juin, la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie. Considéré comme le principal fief syrien du groupe jihadiste, la ville est prise d'assaut depuis le début du mois par les Forces démocratiques syriennes (FDS, alliance de miliciens arabes et kurdes soutenue par les États-Unis), appuyé par les frappes de la coalition internationale.

"Les civils sont pris dans la ville" et "font face à la répression" de l'EI et aux effets des "frappes aériennes excessives", a déclaré aux médias le président de la Commission, Paulo Pinheiro. Les enquêteurs, qui n'ont pas accès à la Syrie, ont décompté 300 civils tués par les frappes aériennes de la coalition depuis le 1er mars dans l'ensemble de la province de Raqqa.

>> À lire sur les Observateurs : La coalition internationale bombarde Raqqa au phosphore blanc

S'exprimant un peu plus tôt devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, Paulo Pinheiro a déclaré que les enquêteurs étaient "gravement préoccupés par le nombre croissant de civils qui périssent lors des attaques aériennes, dans les zones contrôlées par des factions extrémistes".

"Nous notons en particulier que l'intensification des frappes aériennes, qui ont préparé le terrain pour l'offensive des Forces démocratiques syriennes, a entraîné non seulement un nombre effrayant de pertes de vies de civils mais a également conduit 160 000 civils à fuir", a-t-il ajouté.

"Crimes de guerre"

Paulo Pinheiro a par ailleurs souligné que les "accords d'évacuation" en Syrie "soulèvent aussi des inquiétudes et dans certains cas pourraient représenter des crimes de guerre".

"On ne peut pas parler de choix (...) lorsque ceux qui restent courent bien souvent le risque d'être arbitrairement arrêtés ou recrutés de force", a-t-il expliqué. Plusieurs opérations d'évacuation ont été organisées notamment au cours des derniers mois pour des bastions insurgés asphyxiés par un long siège, le régime misant sur ce qu'il appelle des accords de "réconciliation locale" pour faire plier les rebelles.

Plus de 320 000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la révolte antirégime en 2011.

Avec AFP
 

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