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L'état d'urgence prolongé de quatre mois en Tunisie

Un véhicule de police devant le palais de justice de Tunis en mai 2017.
Un véhicule de police devant le palais de justice de Tunis en mai 2017. Fethi Belaid, AFP

L'état d'urgence, mis en place en Tunisie en novembre 2015 après une série d'attentats sanglants, a été prolongé, mercredi, de quatre mois par la présidence.

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La présidence tunisienne a prolongé, mercredi 14 juin, de quatre mois l’état d’urgence en vigueur dans le pays depuis un an et demi.

"Après avoir consulté le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée des représentants du peuple, le président de la République Béji Caïd Essebsi a décidé, mercredi, de prolonger l'état d'urgence de quatre mois à compter de jeudi 15 juin", a-t-elle indiqué dans un communiqué sur Facebook.

L'état d'urgence octroie des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre. Il permet l'interdiction des grèves et des réunions "de nature à provoquer le désordre" ou encore l'adoption de mesures "pour assurer le contrôle de la presse". Il permet aussi au ministre de l'Intérieur de "prononcer l'assignation à résidence de toute personne dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics".

"Des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme"

Cette mesure d'exception a récemment été utilisée par le gouvernement pour lancer un coup de filet anticorruption, en plaçant en résidence surveillée dix hommes d'affaires et contrebandiers présumés. Les autorités affirment avoir fait "des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme" mais appellent toujours à la vigilance.

L'état d'urgence est en vigueur en Tunisie depuis un attentat contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis. Douze agents avaient été tués dans cette attaque revendiquée par le groupe État islamique (EI).

La dernière attaque de grande ampleur remonte à mars 2016, lorsque des jihadistes avaient lancé des opérations coordonnées contre des installations sécuritaires de Ben Guerdane, près de la frontière avec la Libye.

Avec AFP

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