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Maroc : un policier français accusé d'avoir fourni des fiches S à Rabat

Un policier de la police aux frontières française (PAF).
Un policier de la police aux frontières française (PAF). Jean Christophe Verhaegen, AFP

Un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) a été mis en examen et écroué récemment par la justice qui le soupçonne d'avoir fourni des documents confidentiels à un intermédiaire qui les aurait lui-même remis à un agent marocain.

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Un capitaine de la police aux frontières (PAF) française, en poste à l’aéroport d’Orly, est soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles aux services secrets marocains.

D'après les premiers éléments de l'enquête, dévoilés par Le Point et Libération, le policier aurait fourni pendant plusieurs années des centaines de documents confidentiels, notamment des fiches S (comme Sureté de l'État), à un intermédiaire. Ce dernier, un Franco-Marocain d'une soixantaine d'années qui occupe un poste de responsabilité dans une société privée spécialisée dans la sûreté aéroportuaire, les aurait ensuite transmis à un agent des services marocains. En contrepartie, ce capitaine se serait vu offrir plusieurs séjours au Maroc et aurait aussi touché de l'argent.

Un renseignement anonyme

L'affaire avait débuté par un renseignement anonyme en juillet 2016 visant un capitaine de la PAF d'Orly, selon lequel il serait parti en vacances tous frais payés au Maroc avec sa famille. Une enquête préliminaire, confiée à l'Inspection générale de la police nationale, est alors ouverte par le parquet de Créteil, suivie de l'ouverture d'une information judiciaire, en décembre 2016.

Interpellés les 29 et 30 mai et placés en garde en vue en même temps que d'autres personnes, les deux principaux suspects, le capitaine de police et l'intermédiaire, ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Ils sont suspectés de corruption passive et active, violation de secret professionnel et recel. L'avocat du responsable de sûreté aéroportuaire, Me Yves Levano, s'est refusé à tout commentaire. Le parquet de Créteil s'est contenté d'indiquer que "la procédure suit son cours".

Avec AFP

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