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Mali : quatre morts dans une attaque contre un complexe touristique de Bamako

Sébastien Rieussec, AFP

Quatre personnes ont été tuées dans une attaque, dimanche, contre un lieu de villégiature situé à la périphérie de Bamako. Un homme de nationalité française est toujours porté disparu. Cinq assaillants ont été arrêtés et quatre tués.

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Un lieu de villégiature près de Bamako, la capitale du Mali, a été attaqué, dimanche 18 juin, par des jihadistes, déclenchant l'intervention des forces maliennes. Au moins quatre personnes ont été tuées, dont une femme de nationalité franco-gabonaise et un soldat des forces de sécurité. Un homme de nationalité française est toujours porté disparu. Il y a également cinq blessés.

Le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré, a affirmé que quatre des auteurs de l'attaque avaient été tués et que cinq autres ont été arrêtés. L'assaut a été lancé par les forces de sécurité, appuyées par les militaires de l'opération française antijihadiste Barkhane et de la mission de l'ONU dans le pays (Minusma). 

"Nous avons pu extraire ou exfiltrer près de 36 clients ou travailleurs du campement", a-t-il ajouté, dont une quinzaine de Français et environ autant de Maliens.

"Les restes du campement ont brûlé toute la nuit"

Les assaillants ont crié "Allah akbar !" (Dieu est le plus grand), ont témoigné plusieurs des personnes secourues. Un témoin interrogé par la télévision publique ORTM a dit avoir vu arriver un homme à moto qui a ensuite "commencé à tirer sur la foule", puis "deux ou trois personnes" venues avec un autre véhicule.

La cible, le campement Kangaba, un agréable "ecolodge" et site de détente situé à la périphérie de Bamako prisé des expatriés, fondé par un Français, évoque d'autres sites attaqués par les groupes jihadistes du Sahel ces dernières années, notamment la station balnéaire ivoirienne de Grand-Bassam (mars 2016, 19 morts, dont huit étrangers). Selon le ministre malien de la Sécurité, 13 Français se trouvaient sur les lieux.

Le New York Times rapporte que, selon un membre d'Al-Qaïda en Afrique, l'attaque a été menée par un groupe loyal au chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar. Il affirme que ce groupe a revendiqué l'attaque dans un message audio dont l'organisation SITE, spécialisée dans le renseignement sur les milieux jihadistes, a confirmé l'authenticité.

>> À lire : La mort du chef jihadiste algérien Belmokhtar démentie par Aqmi

La dernière attaque jihadiste visant des Occidentaux dans la capitale malienne remonte à celle de mars 2016, contre l'hôtel Nord-Sud de Bamako, abritant la mission de l'Union européenne qui entraîne l'armée malienne (EUTMMali). Un assaillant avait été tué.

Le 20 novembre 2015, un attentat contre l'hôtel Radisson Blu avait fait 20 morts. Il avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en coordination avec le groupe jihadiste de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, Al-Mourabitoune, qui avait scellé à cette occasion son ralliement à Aqmi.

Avec AFP

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