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Édouard Philippe prépare son nouveau gouvernement, sans Richard Ferrand

Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté, lundi 19 juin 2017, la démission de son gouvernement, que quittera le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, en marche pour la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale.
Le Premier ministre Édouard Philippe a présenté, lundi 19 juin 2017, la démission de son gouvernement, que quittera le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, en marche pour la présidence du groupe LREM à l'Assemblée nationale. AFP

Édouard Philippe a été reconduit à Matignon, lundi, après avoir présenté la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron, qui l'a chargé de former une nouvelle équipe, mais sans le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand.

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Les premiers ajustements post-législatives ont commencé. Conformément à la tradition républicaine, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté, lundi 19 juin, au lendemain du second tour des élections législatives, la démission de son gouvernement au chef de l'État, qui l'a aussitôt reconduit dans ses fonctions.

Édouard Philippe devra former sa nouvelle équipe d'ici mercredi, 18 h. Alors qu'un mini-remaniement était jusqu'ici prévu, avec seulement l'ajout de quelques secrétaires d'État, le départ inattendu de Richard Ferrand a légèrement changé la donne.

Ce dernier a en effet été reçu, lundi après-midi, par Emmanuel Macron, qui lui a demandé de quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires pour briguer la présidence du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale.

"C'est tout sauf une sanction"

"Le président voulait que Richard Ferrand prenne la tête du groupe car c'est un homme de confiance et d'efficacité", a déclaré à l'AFP une source proche d'Emmanuel Macron, faisant valoir que le ministre démissionnaire était "la clé de voûte du mouvement" politique du chef de l'État.

"Logiquement, il voulait qu'il soit à la tête du groupe le plus large de la Ve République", a ajouté l'entourage du ministre. Lors de leur entretien, Emmanuel Macron a affirmé que "Richard Ferrand était pour lui ce que Pierre Joxe [président du groupe PS à l'Assemblée de 1981 à 1984, NDLR] était à François Mitterrand", a poursuivi cette même source.

L'enquête préliminaire du parquet de Brest visant Richard Ferrand a-t-elle joué un rôle dans la volonté d'Emmanuel Macron d'écarter un ministre devenu gênant, tout en offrant à ce dernier une immunité parlementaire ? Absolument pas, a répondu le tout nouveau député de Paris et porte-parole LREM Benjamin Griveaux.

"C'est tout sauf une sanction puisque le poste le plus stratégique à l'Assemblée nationale sera à l'évidence celui de président du groupe de La République en Marche, a-t-il affirmé lundi soir sur BFM TV. Et donc il faut un homme qui a l'expérience parlementaire, ce qui est le cas de Richard Ferrand. Il faut aussi un homme de confiance du président et Richard Ferrand a été parmi les tout premiers marcheurs et les tout premiers députés à s'affranchir du parti auquel il appartenait et à accompagner Emmanuel Macron. Donc c'est plutôt un signe d'absolue confiance du président de la République à l'endroit de Richard Ferrand."

Bien implanté dans sa 6e circonscription du Finistère, Richard Ferrand a été confortablement réélu avec 56,53 % des voix, face à Gaëlle Nicolas (LR), en dépit des affaires le touchant.

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