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La Chine va réutiliser le premier module lunaire soviétique pour aller sur la Lune

Le module lunaire soviétique en 1971.
Le module lunaire soviétique en 1971. Sovfoto, UIG, Getty Images

Réutiliser un engin soviétique datant de la guerre froide, c'est le meilleur moyen qu'a trouvé la Chine pour accélérer son programme d'exploration spatiale.

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En cinquante ans d’existence, le véhicule spatial Lunny Korabl (LK) n’aura jamais foulé le sol de la Lune. Jusqu’à maintenant.

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Selon des sources anonymes du site d'information américain Popular Mechanics, la Chine serait sur le point de racheter le système de propulsion du premier module lunaire soviétique. L’entreprise à l’origine de l’engin, KB Yuzhnoye, située en Ukraine, devrait se charger de recréer une version améliorée du module. Un gain de temps considérable pour l’industrie spatiale chinoise.

Vie et mort de Lunny Korabl

Ah ! L’échec d’une vie. Devancée par les Américains et après plusieurs tentatives ratées, la Russie n'est jamais parvenue à envoyer des cosmonautes sur la Lune. Et pourtant, tout était prêt. Développé au milieu des années 1960, LK, le diminutif du premier module lunaire soviétique, avait tout pour être le premier engin à fouler la poussière lunaire.

Plus léger et plus petit que le module américain, Lunny Korabl disposait même d’un dispositif de secours beaucoup plus performant que son équivalent américain. Un sacré bolide, dont les qualités devraient bientôt être (enfin) exploitées à leur juste valeur.

La Chine veut décrocher la Lune

La Chine aurait demandé à l’entreprise ukrainienne à l’origine du module de reconstruire le modèle soviétique original, en y apportant quelques modifications. Le nouveau Lunny Korabl devrait être construit avec des matériaux modernes et disposer d’un tout nouveau système informatique, qui sera, lui, pris en charge par des constructeurs chinois. Le module sera agrandi pour pouvoir transporter deux à trois astronautes, au lieu d’un seul cosmonaute pour le LK originel.

Selon le site Popular Mechanics, ce n’est pas encore clair si la Chine utilisera le modèle tel quel ou s’en inspirera pour créer un nouvel engin. Une chose est sûre : l’agence spatiale chinoise n’a pas de temps à perdre. Alors qu’elle construit également sa propre station spatiale, la Chine compte envoyer un homme sur la Lune d’ici 2036.

Comme quoi, il faut toujours croire en ses rêves, même quand on est un module lunaire.

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