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Des armes et des munitions retrouvées au domicile de l'assaillant des Champs-Élysées

L'avenue des Champs-Élysées était bouclée le 19 juin 2017 après une tentative ratée d'attentat.
L'avenue des Champs-Élysées était bouclée le 19 juin 2017 après une tentative ratée d'attentat. Alain Jocard, AFP

La police a retrouvé un stock d'armes et de munitions au domicile de l'homme qui a foncé, lundi, contre un véhicule des gendarmes mobiles. Une lettre d’allégeance à l'EI a également été retrouvée.

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Un "stock d'armes et de munitions" a été saisi au domicile de l'assaillant mort lundi dans un attentat manqué sur les Champs-Élysées, a appris l'AFP mardi 20 juin de source proche du dossier.

L'homme de 31 ans, fiché "S" depuis 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, détenait neuf armes connues des autorités, dont trois de catégorie B, soumises à autorisation (deux pistolets Sig-Sauer 9 mm et Glock 9 mm, ainsi qu'une carabine), a indiqué cette source, confirmant une information de BMFTV. Les six autres armes, de catégorie C, étaient soumises à déclaration. Le stock saisi "est en cours d'inventaire", a rapporté la source, sans pouvoir préciser s'il s'agit en totalité ou en partie de cet arsenal connu.

L'homme disposait d'une autorisation de détention d'arme car il pratiquait le tir sportif. "Personne ne pouvait se satisfaire" de cette situation, a convenu mardi sur RMC/BFMTV le Premier ministre Édouard Philippe, à la veille de la présentation en Conseil des ministres d'un nouveau projet de loi antiterroriste. La première autorisation avait été délivrée "avant le signalement", a affirmé le Premier ministre.

Allégeance à l'EI

Une lettre-testament dans laquelle l'assaillant prête allégeance au chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, a, par ailleurs, été retrouvée, a-t-on appris, mardi, de source proche de l'enquête. Dans cette lettre retrouvée par les enquêteurs et destinée à son beau-frère, le suspect affirme avoir joué "double jeu" en constituant un arsenal dans le cadre de son activité de tir sportif, en vue de commettre un attentat, a indiqué la source confirmant une information de BFMTV.

Fin novembre 2016, dans le cadre d'une demande de renouvellement de permis de détention d'armes, la préfecture de l'Essonne avait sollicité la gendarmerie pour mener une enquête administrative, selon une source proche du dossier. Comme il était fiché "S", les gendarmes en charge des investigations s'étaient adressés à la Direction générale des renseignements intérieurs (DGSI), qui a considéré qu'il n'était pas opportun de lui retirer ce permis. Dans le procès-verbal envoyé à la préfecture, les gendarmes ont indiqué qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments concrets pour confirmer ou infirmer le renouvellement de la détention d'armes, selon cette source. La préfecture a renouvelé en 2017 l'autorisation de détention.

Collomb demande une évaluation des fichés S avec une arme

"En l'état actuel du droit, l'autorisation de détention d'armes ne peut pas être retirée de manière systématique à une personne qui fait l'objet d'un suivi", a expliqué mardi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. "J'ai demandé à mes services de procéder à une nouvelle évaluation des personnes suivies pour radicalisation qui seraient susceptibles de détenir légalement une arme", poursuit néanmoins le ministre. La question sera inscrite à l'ordre du jour du prochain conseil de défense, à l'initiative du président Emmanuel Macron, a-t-il ajouté.

Lundi, peu avant 16 h, l'assaillant n'a pas fait d'autre victime que lui-même quand il a foncé contre un véhicule des gendarmes mobiles. Deux bonbonnes de gaz fermées, sans dispositif de mise à feu, un fusil d'assaut israélien, deux armes de poing et plus de 9 000 munitions ont été retrouvés dans l'automobile, selon une source proche du dossier. Les enquêteurs cherchent à déterminer comment la berline a pu s'embraser lors de la collision.

Quatre membres de l'entourage de l'assaillant, interpellés lundi lors des perquisitions au domicile familial dans l'Essonne, étaient mardi matin en garde à vue.

Avec AFP

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