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Remaniement, postes-clés à l’Assemblée... Les nouveaux dossiers d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, lundi 19 juin 2017, au palais de l'Élysée.
Emmanuel Macron, lundi 19 juin 2017, au palais de l'Élysée. Gonzalo Fuentes, Pool, AFP

Remaniement gouvernemental, arrivée des députés LREM au palais Bourbon, attribution des postes-clés à l’Assemblée, réorganisation du parti qu’il a créé il y a à peine un an : les prochaines journées s’annoncent chargées pour Emmanuel Macron.

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En obtenant, avec 308 députés La République en marche, la majorité absolue à l’Assemblée nationale, dimanche 18 juin, Emmanuel Macron a gagné son pari de la recomposition du paysage politique français et est désormais assuré de pouvoir mener ses réformes. Mais le calendrier qui l’attend est déjà chargé. Tour d’horizon des dossiers chauds que compte bien gérer en coulisses le chef de l’État.

  • Remaniement gouvernemental

Comme le veut la tradition au lendemain des élections législatives, le Premier ministre Édouard Philippe a présenté, lundi soir, la démission de son gouvernement, avant d'être aussitôt reconduit dans ses fonctions. Et alors qu’il envisageait simplement d’ajouter quelques secrétaires d’État et hauts commissaires, c’est un remaniement plus important qui se profile. Richard Ferrand a en effet accepté, à la demande d’Emmanuel Macron, de quitter le ministère de la Cohésion des territoires pour prendre la tête du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale, tandis que la ministre des Armées, Sylvie Goulard, a demandé à ne pas faire partie du prochain gouvernement, afin de pouvoir, le cas échéant, "démontrer librement [sa] bonne foi" dans l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs présumés au MoDem.

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Quelles personnalités feront leur entrée au gouvernement, qui doit être annoncé d'ici mercredi, 18 h ? Emmanuel Macron pourrait poursuivre son travail de division du parti Les Républicains en intégrant à l’équipe gouvernementale de nouvelles personnalités issues des rangs LR comme Thierry Solère, Franck Riester ou encore Laure de la Raudière.

  • Tenir le groupe LREM à l’Assemblée nationale

La question de la présidence du groupe La République en marche a donc été tranchée dès lundi. Pièce maîtresse de l’ascension d’Emmanuel Macron et, surtout, homme de confiance du président de la République, Richard Ferrand, par ailleurs visé par une enquête préliminaire du parquet de Brest, prendra la tête des 308 députés LREM au palais Bourbon. L’entourage du chef de l’État vante notamment son "excellente connaissance des militants et des députés" et affirme que Richard Ferrand est pour Emmanuel Macron "ce que Pierre Joxe [président du groupe PS à l’Assemblée de 1981 à 1984, NDLR] était à François Mitterrand".

Le député du Finistère devra parvenir à tenir ce très large groupe en évitant que des frondes n’apparaissent. Certains élus ont déjà signifié qu’ils n’entendaient pas être des députés godillots, mais bien remplir pleinement leur travail législatif en amendant les textes proposés. "Oui, nous avons une personnalité, oui, nous avons une réflexion, oui, nous allons challenger le gouvernement, puisque c’est le rôle des élus de contrôler l’action du gouvernement", a affirmé sur Franceinfo Laetitia Avia, désormais députée de Paris, avant de répondre "évidemment" lorsqu’on lui demandait s’il était concevable pour elle de voter contre un projet de loi du gouvernement.

  • Attribuer les postes clés du Palais Bourbon

En coulisses, les négociations sur les principaux postes à attribuer ont déjà démarré. Le plus prestigieux d’entre eux, celui de président de l’Assemblée nationale, est particulièrement convoité. L’ancien candidat à la primaire de la gauche, député LREM de Loire-Atlantique, François de Rugy, a officiellement fait acte de candidature. Mais il se dit qu’Emmanuel Macron souhaiterait que la fonction soit occupée pour la première fois de l’histoire du palais Bourbon par une femme. L’identité du futur "quatrième personnage de l’État", selon l’ordre protocolaire, dépendra toutefois des nouveaux équilibres issus du remaniement gouvernemental.

Au-delà de l’élection du président de l’Assemblée nationale, qui se tiendra le 27 juin, six vice-présidents seront élus le lendemain, de même que trois questeurs et douze secrétaires. Enfin, les huit commissions permanentes – affaires culturelles, affaires économiques, affaires étrangères, affaires sociales, défense, développement durable, finances, lois – devront aussi chacune être pourvue d’un président.

  • Réorganiser La République en marche

Une fois le gouvernement et l’Assemblée nationale en ordre de bataille, avant le discours de politique générale du Premier ministre Édouard Philippe, prévu pour le 4 juillet, il ne restera plus, pour Emmanuel Macron, qu’à pouvoir compter sur un parti remanié. La start-up En Marche ! avait été conçue pour mettre sur orbite la candidature d’Emmanuel Macron. Rebaptisé La République en marche pour la campagne des législatives, le parti créé par le président de la République il y a moins de quinze mois doit désormais se réinventer pour jouer un nouveau rôle durant le quinquennat.

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Emmanuel Macron, qui a en partie construit son succès sur le rejet des partis traditionnels, a bien conscience que le virage doit être bien négocié. Une consultation des militants, depuis élargie à l’ensemble des Français, a donc été lancée début juin, afin de recueillir leurs avis sur l’avenir du mouvement et, notamment, son mode de gouvernance. "Nous avons changé les visages de la politique, à nous maintenant de définir l’engagement citoyen de demain", lance ainsi LREM à ses adhérents. Un congrès de La République en marche est prévu durant la première quinzaine de juillet avec, notamment, l’élection d’un nouveau président.

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