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La ministre des Armées, Sylvie Goulard, souhaite ne plus faire partie du gouvernement

La ministre des Armées Sylvie Goulard lors de la cérémonie d'anniversaire de l'appel du genéral de Gaulle, le 18 juin 2017, à Suresnes.
La ministre des Armées Sylvie Goulard lors de la cérémonie d'anniversaire de l'appel du genéral de Gaulle, le 18 juin 2017, à Suresnes. Bertrand Guay, AFP

La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a annoncé mardi sa décision de ne "plus faire partie du gouvernement", pour pouvoir "démontrer librement [sa] bonne foi" dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs présumés au MoDem.

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La ministre des Armées, Sylvie Goulard, a annoncé mardi 20 juin avoir demandé à Emmanuel Macron de ne pas faire partie du prochain gouvernement afin de démontrer sa "bonne foi" dans l'enquête préliminaire visant le MoDem, dont elle est issue.

"Le président de la République a entrepris de restaurer la confiance dans l’action publique, de réformer la France et de relancer l’Europe", écrit l'ancienne eurodéputée dans un communiqué transmis par son cabinet. "Cette entreprise de redressement doit l’emporter sur toute considération personnelle."

"C'est pourquoi j’ai demandé au président de la République, en accord avec le Premier ministre, de ne plus faire partie du gouvernement", ajoute-t-elle, alors que la composition du nouveau gouvernement doit être connue avant mercredi soir. Peu de temps après, l'Élysée a annoncé qu'Emmanuel Macron avait "accepté" cette décision et qu'il "respect(ait) son choix".

Le président du MoDem et garde des Sceaux du gouvernement sortant, François Bayrou, a déclaré qu'il respectait la décision "personnelle" de la désormais ex-ministre.

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"Dans l’hypothèse où l’enquête préliminaire visant le MoDem conduirait à vérifier les conditions d’emploi de mes assistants au Parlement européen, je souhaite être en mesure de démontrer librement ma bonne foi et tout le travail que j’y ai accompli", précise la ministre.

"La mission de défense impose une exigence particulière. L’honneur de nos armées, celui des hommes et des femmes qui y servent, parfois au péril de leur vie, ne sauraient être mêlés à des polémiques auxquelles ils n’ont aucune part."

La ministre chargée des Affaires européennes Marielle de Sarnez, également vice-présidente du MoDem, a annoncé au Parisien qu'elle n'exluait pas de quitter également le gouvernement. "Tout est ouvert pour moi. Le gouvernement ou la présidence du groupe MoDem à l'Assemblée. Ce sont deux engagements passionants", a-t-elle confié.

Le parquet de Paris a ouvert début juin une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs du MoDem au Parlement européen. 

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Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l'État et représentée dans le gouvernement sortant par François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard. Cette dernière avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l'étiquette UDI-MoDem en 2014.

Avec Reuters et AFP
 

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