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L’Agence spatiale européenne veut propulser la 5G dans l’espace et sur la terre ferme

L'Agence spatiale européenne (ESA) a présenté une nouveau projet de développement de la 5G.
L'Agence spatiale européenne (ESA) a présenté une nouveau projet de développement de la 5G. Marlene Awaad/Bloomberg

La 5G, c'est pour demain ? Peut-être pas, mais l'Agence spatiale européenne lance une nouvelle initiative qui pourrait donner un coup de boost au réseau du futur.

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À l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace, qui se tient à Paris jusqu’au 25 juin, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé le développement d’un partenariat avec 16 opérateurs satellitaires. Le but à terme : lancer enfin la 5G, ce réseau surpuissant dont on ne saisit pas encore toute l’ampleur.

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Leur initiative, baptisée "Satellite for 5G", a pour but de conjuguer les puissances de frappe de grandes entreprises aéronautiques et des opérateurs satellitaires – comme Airbus, Thales ou Eutelsat – avec celle de l’ESA. Dans l'idéal, le projet veut apporter la 5G aux premiers consommateurs pour l’année 2020, avec un réseau uniquement réalisé par satellite, contrairement à la 4G qui passe aussi par le réseau terrestre.

La 5G promet une relation constante entre nos outils technologiques.

Mais de quoi est-il question ? Qu’est-ce qu’apportera la 5G pour le consommateur, alors que tous les pans du territoire français ne sont pas encore couverts par la 4G ? Il est évidemment question de vitesse et de fluidité, puisque la 5G devrait apporter un nouveau standard de débits dépassant les 10Gbits par seconde, ce qui est 10 fois plus rapide que l’actuelle 4G.

Le réseau des objets connectés

Cependant, la puissance et la rapidité du réseau ne sont finalement pas les but finaux de la 5G. L’ultra haut débit n’est qu’un pan de ce que pourra apporter ce réseau. La 5G devrait en effet offrir de nouveaux services, en particulier la connexion entre les objets connectés. Smartphones, tablettes, PC, casques VR, voitures intelligentes : la 5G promet une relation constante entre nos outils technologiques.

"On essaie d’anticiper le futur", explique Magali Vaissière, directeur des télécommunications au sein de l’ESA. "Des secteurs comme celui de la voiture connectée pourraient en avoir besoin." Imaginez deux voitures connectées qui s’approchent dangereusement l’une de l’autre sur une route nationale. Grâce au réseau satellitaire global, celles-ci pourront – dans l’idéal de ce que promet la 5G – communiquer entre elles pour éviter le choc.

"Le processus de création de la 5G est en marche depuis longtemps. L'ESA a voulu fédérer les acteurs, sous l'impulsion de la commission européenne", explique encore la représentante de l’ESA. En effet, l’Union européenne possède le leadership sur le développement de la 5G et Bruxelles estime à 500 milliards d’euros les investissements nécessaires dans la décennie à venir pour nous faire entrer dans cette nouvelle ère des télécoms.  

Mais, avec l’initiative de l’ESA, c’est la première fois qu’un réel travail commun est engagé entre les industries privées et les institutions européennes. "Tous les acteurs essaient de faire des choses individuellement, mais ils ne sont pas assez gros pour se faire entendre alors nous avons voulu grouper nos efforts", conclut Magali Vaissière. Espérons que le partenariat fonctionne, alors que l’ESA promet de mettre en place des projets de démonstration prochainement.

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