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Premier Conseil des ministres pour le deuxième gouvernement de l'ère Macron

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Paris (AFP)

Emmanuel Macron réunit jeudi pour la première fois le deuxième gouvernement de son quinquennat pour un Conseil des ministres marqué par la présence de onze nouveaux venus, au terme d'une folle semaine qui a vu l'exécutif ébranlé par les affaires.

Autour de la table à partir de 10H00, outre le chef de l'Etat, quinze femmes et autant d'hommes, en comptant le Premier ministre Edouard Philippe, dans une équipe avec sept membres de plus que la précédente et 17 personnalités issues de la société civile.

Au programme, le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme devant "concilier efficacité avec le respect des libertés publiques essentielles", porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Colomb.

Ce texte, qui a reçu le feu vert du Conseil d'État après avoir suscité une levée de boucliers des défenseurs des libertés publiques, est présenté par Beauvau comme la "solution" pour éviter "une prolongation perpétuelle de l'état d'urgence". Un projet de loi également présenté jeudi vise à proroger l'état d'urgence une sixième fois, jusqu'au 1er novembre.

Dans la foulée, Emmanuel Macron s'envolera pour Bruxelles et son premier sommet européen, avec l'ambition de relancer le projet politique de l'UE au côté de la chancelière allemande Angela Merkel.

Parmi les nouveaux visages du gouvernement Philippe 2, qui graviront pour la première fois les marches du palais figurent cinq ministres de plein exercice.

Nicole Belloubet, membre du Conseil constitutionnel et ancienne élue PS, succède à François Bayrou place Vendôme. Florence Parly, directrice générale de SNCF Voyageurs et ancienne secrétaire d'Etat au Budget du gouvernement de Lionel Jospin, prend la tête du ministère des Armées, occupé précédemment par Sylvie Goulard.

La diplomate Nathalie Loiseau, directrice de l'ENA, remplace aux Affaires européennes Marielle de Sarnez. Jacqueline Gourault, sénatrice MoDem, occupe un nouveau poste de ministre auprès du ministre de l'Intérieur. Et le député Stéphane Travert (ex-PS tôt rallié à M. Macron) s'empare de l'Agriculture.

La nouvelle équipe compte aussi six nouveaux secrétaires d'Etat, sans affectations précises, qui seront, selon l'Elysée, "adjoints" des ministres auprès desquels ils sont affectés.

- "Une équipe d'experts" -

Annoncé comme un simple remaniement "technique", cette recomposition a pris une toute autre ampleur après une cascade de démissions provoquées par des affaires.

Mais "quelle crise politique?", a lancé jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner sur France Inter, évoquant une "fragilité" qui a été "traitée".

Richard Ferrand, compagnon de route d'Emmanuel Macron dans sa conquête du pouvoir, avait été le premier à tirer sa révérence lundi. Mis en cause dans une affaire immobilière mais confortablement réélu dans sa circonscription du Finistère, il devrait prendre la présidence du groupe REM à l'Assemblée.

Il avait été suivi mardi par Sylvie Goulard, mise en cause dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. Sa démission a entraîné mercredi la chute du président-fondateur du parti centriste, François Bayrou, et de son bras droit dans cette formation, Marielle de Sarnez.

La presse a relevé jeudi le caractère plus "technique" que "politique" du gouvernement Philippe 2: "une équipe d'experts plus que de politiques", pour Le Parisien, "un gouvernement de techniciens à (la) main" d'Emmanuel Macron, selon Libération, "la part belle aux techniciens et aux fidèles", pour Le Figaro.

En termes d'équilibre politique, si les trois ministres du gouvernement sortant issus du MoDem l'ont quitté, deux nouvelles venues, Geneviève Darrieussecq et Jacqueline Gourault, représenteront cette sensibilité.

Le MoDem reste "un des piliers" du gouvernement, a assuré Edouard Philippe au 20 heures de TF1.

Mais la journée de mercredi a été marquée aussi par l'élargissement de la base d'Emmanuel Macron à l'Assemblée avec la constitution d'un groupe de députés LR et UDI "constructifs", d'une quarantaine de membres jusqu'alors. Emmené par Thierry Solère (LR), ce groupe apportera son soutien au cas par cas aux réformes de l'exécutif. Et la plupart de ses membres "souhaitent s'abstenir" sur la déclaration de politique générale, a affirmé jeudi le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde.

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