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Filière jihadiste de Cannes-Torcy : deux acquittements et des peines jusqu’à 28 ans de prison

Jeremy Bailly, l'un des accusés dans le procès de la filière jihadiste Cannes-Torcy, se défend devant la cour d'assises spéciale de Paris, le 20 avril 2017.
Jeremy Bailly, l'un des accusés dans le procès de la filière jihadiste Cannes-Torcy, se défend devant la cour d'assises spéciale de Paris, le 20 avril 2017. Benoit Peyrucq, AFP

Le verdict du procès de la filière jihadiste de Cannes-Torcy a été rendu jeudi. La cour d’assises spéciale de Paris a prononcé jeudi deux acquittements et des peines allant de un à vingt-huit ans de prison à l'encontre des accusés.

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Deux acquittements et des peines allant de un à vingt-huit ans de prison ont été prononcés jeudi 22 mai par la cour d'assises spéciale de Paris dans le procès de la filière jihadiste dite de Cannes-Torcy. Les accusés comparaissaient pour un attentat à la grenade à Sarcelles (Val d'Oise) en 2012, des projets d'attaque ainsi que des séjours en Syrie.

Trois ans avant les attentats parisiens de 2015, cette "cellule" était considérée comme l'une des plus dangereuses de France. À l'audience, elle a été décrite comme "le chaînon manquant" entre le jihadiste toulousain Mohamed Merah et le réseau qui allait frapper le Bataclan, le Stade de france et les terrasses parisiennes, le 13-novembre 2015.

L'accusation avait demandé des "peines exemplaires", allant jusqu'à la perpétuité, contre une filière redoutable, fruit du rassemblement des "frères" de Cannes (Alpes-Maritimes), sous les ordres de Jérémie Louis-Sidney, un chef violent "bouillant" de sa haine des juifs, et de Torcy (Seine-et-Marne), autour de Jérémy Bailly, le fidèle lieutenant.

Les accusés, eux, avaient prié la cour de ne pas juger dans "la peur" et la "passion", alors que les attentats jihadistes se succèdent en Europe.

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Diversité des profils

En l'absence du chef, tué lors de son interpellation, la peine la plus lourde a été infligée à Jérémy Bailly, jugé coupable d'avoir lancé une grenade dans l'épicerie casher de Sarcelles le 19 septembre 2012, miraculeusement sans faire de mort. Un attentat auquel il nie avoir participé.

Des peines de quatorze à vingt ans de réclusion ont été prononcées à l'encontre des "Syriens" de la bande, la peine la plus lourde étant infligée à Ibrahim Boudina, qui a passé seize mois en Syrie et qui était selon l'accusation "revenu pour commettre un attentat" sur la Côte d'Azur.

Jamel Bouteraa, qui n'a passé qu'un mois en Syrie, mais est accusé d'avoir "fait des repérages en vue d'une attaque contre des militaires", a été condamné à dix-huit ans. Zyed Tliba, ancien militaire qui avait gardé des liens avec son frère Abdelkader, condamné à quatorze ans pour un séjour en Syrie, et Nizar Jabri, qui avait fréquenté la bande des Cannois, ont été acquittés.

La plus petite peine de prison, d'un an, a été prononcée contre Sofien Hamrouni, qui avait conduit deux de ses camarades qui partaient vers la Syrie à l'aéroport : "une peine symbolique" pour son avocate Alexia Gavini, "qui tient compte de son parcours et de sa stabilité".

Plusieurs avocats estimaient jeudi soir que la cour avait tenu compte de la diversité des profils de ces vingt hommes, issus de familles aisées ou ouvrières, originaires d'Algérie, du Laos ou de France, dont la moitié sont des convertis.

Avec AFP

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