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Pourquoi l’iPad Pro 10,5 pouces est l’objet tech le plus désirable du moment

Marine Benoit/Mashable

Après une semaine d’utilisation du nouvel iPad Pro, je peux vous dire que je me suis sacrément réconciliée avec les tablettes tactiles.

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Il m’avait déjà fait de l’œil lors de sa présentation le 5 juin dernier, à la keynote d’ouverture de la WWDC d’Apple. J’en fus d’ailleurs la première surprise : ça fait un bout de temps que je n’utilise plus d’iPad ou autre tablette, mon usage de l’objet s’étant peu à peu réduit à de la simple navigation Web quand la batterie de mon smartphone était à plat. J’ai même fini par le donner à mes parents, qui étaient ravis de pouvoir faire des parties de Pet Rescue Saga sans se fatiguer les yeux.

VOIR AUSSI : iMac surpuissant, nouveaux iPad, AR : notre résumé de la WWDC d’Apple

Mais en découvrant les spécificités et les nouvelles fonctionnalités du dernier iPad Pro ce soir-là, devant la retransmission de la conférence, j’ai commencé à me dire qu’Apple avait peut-être réussi à relever un sacré challenge : rendre sa tablette tactile, dont les ventes ont chuté de 13 % en 2016 (une baisse observée sur le marché des tablettes en général), à nouveau attrayant. Je vous explique pourquoi.

Un écran sublime

Il suffit d’un regard pour réaliser à quel point l’écran de cet iPad Pro n’a rien à voir avec celui de son prédécesseur, l’iPad Pro 9,7 pouces, sorti en 2016. D’abord parce qu’il est plus grand que ce dernier de près de 20 % – et ce malgré leur taille de boîtier quasi-similaire. Ensuite parce son rendu est assez époustouflant, notamment grâce à un taux de rafraîchissement de 120 Hz qui augmente la sensation de vitesse et de réactivité lors de la manipulation. Grosso modo, lorsqu’on joue, qu’on dessine ou qu’on retouche des photos, soit des actions qui ont tendance à ralentir la machine, tout reste parfaitement fluide.

Associé aux modes Night Shift, qui "réchauffe" les couleurs à la nuit tombée pour un meilleur confort visuel, et True Tone, qui s’appuie sur différents capteurs pour calibrer automatiquement l’écran en fonction de la luminosité ambiante, il retransmet les couleurs le plus fidèlement possible, même plongé dans l’obscurité. En revanche, je n’ai pas encore eu l’occasion de faire le test en plein soleil.

De l’intérêt du format tablette… avec la puissance d’un PC

Si j’ai fini par laisser mon iPad 4 dans un coin, c’est en grande partie parce que je ne trouvais plus d’intérêt à me servir d’une tablette incapable de tolérer un fichier en téléchargement et pas aussi adaptée aux tâches du quotidien qu’on a toujours voulu nous le faire entendre ; à un moment, j’ai bien dû admettre que j’écrivais plus rapidement un tweet ou un e-mail depuis mon smartphone, avec mes deux pouces.

Avec cet iPad Pro, je trouve une nouvelle raison d’être à l’objet en lui-même

Avec cet iPad Pro, je trouve une nouvelle raison d’être à l’objet en lui-même. Déjà parce qu’associé à son stylet, l’Apple Pencil, il reprend son vrai rôle de tablette : une surface tactile que l’on peut utiliser, ergonomiquement parlant, comme une feuille de papier. Honnêtement, je n’ai jamais pris autant de plaisir à faire de la retouche photo que cette dernière semaine, notamment via l’application Affinity Photo, un must have pour tous les gens qui ne maîtrisent pas bien Photoshop mais qui se doivent régulièrement de faire quelques petites manip’ graphiques de base. Je préfère prévenir, cette appli coûte 22 euros (oui, 22 euros) mais je garantis qu’on en a pour son argent.

Pour tout vous dire, j’ai aussi passé plusieurs heures à faire du dessin ou du coloriage sur les applications Autodesk SketchBook ou Tayasui Sketches. Non pas que ces applications soient révolutionnaires, mais avec la nouvelle mouture de l’Apple Pencil, dont le temps de latence a été réduit à 20 ms, j’ai vraiment eu l’impression de gribouiller en temps réel comme je l’aurai fait avec n’importe quel feutre ou stylo. Les ratures en moins.

En réalité, c’est bien là le tour de force de cet iPad Pro : il bénéficie à la fois de tous les aspects pratiques de la tablette, mais il dispose aussi d’une puissance suffisante pour remplacer notre PC ou notre Mac.

Quand on le couple au clavier amovible Smart Keyboard, plutôt agréable au toucher (intégré à un étui de protecteur, il alourdit en revanche beaucoup l'iPad, qui ne pèse à lui seul que 469 g pour le modèle Wi-Fi), on se retrouve de fait avec un vrai portable hybride… proche de la Surface Pro de Microsoft. La firme de Redmond n’a d’ailleurs pas tardé à rappeler, par la voix de Ryan Gavin, directeur de la division Surface, qu’Apple n’avait fait qu’imiter un produit Microsoft longtemps dénigré par le monde de la tech : "Si nous avions regardé [Apple], nous n’aurions pas fabriqué un produit comme Surface Pro ou Surface Book."

iOS 11, la nouvelle force de l'iPad

Pourtant, il y a encore une autre raison qui me pousserait à me tourner aujourd’hui vers un iPad Pro plutôt que vers la toute nouvelle tablette de Microsoft, sobrement appelée Surface Pro : iOS 11. La prochaine itération du système d’exploitation mobile d’Apple, qui sera déployée à l'autome, prend toute son ampleur sur iPad. Nouveau dock façon MacOS, multiécran, drag & drop, ajout d’une application Fichiers pour enfin manipuler des fichiers directement sur son iPhone ou son iPad, plutôt que d’utiliser iCloud Drive… Car jusqu'à présent, si iCloud Drive permettait de stocker des fichiers, il n’offrait ni la possibilité d'en télécharger depuis le navigateur ni d'en déployer une arborescence en natif. Autant de nouvelles fonctionnalités qui nous rapprochent beaucoup d’un système d’exploitation PC et augmentent notablement le confort de navigation dans toutes les tâches de bureautique.

Enfin, l'une de mes nouvelles options préférées (du moins sur le papier, puisqu'elle ne sera donc disponible qu'à la rentrée) : le scanner de documents, intégré à la nouvelle version de l'application Notes, qui supporte désormais images, graphiques et autres annotations au stylet. En plaçant le capteur photo arrière de son iPad Pro (12 mégapixels, comme sur l’iPhone, contre 7 pour le capteur frontal) au dessus d'un document, ce dernier pourra immédiatement être converti en fichier image propre et reformatée.

Néanmoins, tout ceci a un prix : l'iPad Pro 10,5 pouces démarre à 739 euros dans sa version 64 Go (coloris argent, or, gris sidéral ou or rose). Il faudra compter 839 euros pour le modèle 256 Go, puis 1 059 euros pour 512 Go. La version 12,9 pouces, quant à elle, débute à 909 euros pour 64 Go. Pour l'Apple Pen, il faudra débourser 109 euros de plus, contre 179 euros pour le Smart Keyboard. Tout ça fait très vite monter la note...

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