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Migrants de Calais : la justice refuse la création d'un centre d'accueil d'urgence

La justice a exigé la mise en place, sous 10 jours, de points d'eau et de sanitaires pour les migrants de Calais.
La justice a exigé la mise en place, sous 10 jours, de points d'eau et de sanitaires pour les migrants de Calais. Denis Charlet, AFP

Le tribunal administratif de Lille a refusé, lundi, la création à Calais d'un centre d'accueil d'urgence pour les migrants. Mais il a ordonné la mise en place, sous dix jours, de nouvelles mesures d'aide comme la création de points d'eau.

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À Calais, les bénévoles le demandaient depuis longtemps. Mais le centre d'accueil d'urgence pour les migrants ne verra pas le jour, a statué le juge du tribunal administratif de Lille, lundi 26 juin. Ce n'est pas "la seule solution pour prendre en charge efficacement et dignement les personnes concernées", a-t-il estimé.

Dans son ordonnance, il précise également qu'une telle décision, qui ne "peut être prise utilement à très bref délai", n'est pas dans les pouvoirs du juge des référés qui, par définition, statue en urgence. Il propose plutôt de rediriger les personnes en exil vers le droit commun, notamment à travers "le dispositif national d'asile, ailleurs sur le territoire français".

En revanche, le tribunal administratif a considéré qu'il était nécessaire qu'un certain nombre de mesures soient prises, sous une dizaine de jours, pour éviter que les personnes concernées ne soient "exposées à des risques de traitements inhumains et dégradants", comme l'avait "instamment" demandé le Défenseur des droits le 22 juin.

Renforcer les maraudes

Parmi ces mesures figurent la "création (...) de plusieurs points d'eau et de sanitaires" et un "renforcement du dispositif d'accès à des douches, réservé jusqu'à présent aux personnes malades et en particulier à celles atteintes de la gale" avec l'obligation "de laisser les associations continuer à distribuer des repas dans les conditions déjà fixées par le juge des référés (ordonnance du 22 mars 2017)".

En parallèle, la justice exige que les maraudes sociales soient renforcées, notamment à destination des mineurs "afin de procéder à un recensement et d'améliorer l'efficacité du dispositif de mise à l'abri déjà mis en œuvre par le département du Pas-de-Calais, en lien avec France Terre d'Asile. Enfin, il ordonne que soient organisés de nouveaux départs vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO), pour une mise à l'abri d'urgence.

Avec AFP

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