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Dans la presse

"Angela Merkel, reine de l'esquive"

France 24
6 mn

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 26 juin, les difficultés de la campagne de Martin Schulz, le challenger social-démocrate d'Angela Merkel, le soutien de la Turquie au Qatar, la rencontre entre Donald Trump et Narendra Modi, et les "réductariens".

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On commence cette revue de presse internationale en Allemagne, où le social-démocrate Martin Schulz a critiqué avec force les conservateurs et Angela Merkel, qu'il affrontera dans trois mois lors des législatives.

Donné largement battu par les sondages, le chef de file du SPD passe la vitesse supérieure, critiquant "l’arrogance du pouvoir" supposément incarnée par la chancelière, en place depuis 2005 et qui brigue un 4e mandat. Un discours offensif, certes, selon Die Welt, qui dit cependant douter de la capacité de Martin Schulz à inverser la vapeur – le journal critiquant essentiellement son programme, dans lequel il ne voit "pas d’idées nouvelles", ni de réformes d’envergure : "Schulz, assène le quotidien allemand, n’est pas Schröder", le prédécesseur social-démocrate de Merkel, à l’origine de réformes d’ampleur outre-Rhin. Un scepticisme partagé par la version allemande du Huffington Post, qui rapporte que ses "attaques frontales" contre la chancelière ont certes été bien accueillies par la base sociale-démocrate, mais qu’il n’existe pas, à l’heure actuelle, de réel "désir de changement" en Allemagne. Le site cite au passage le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui s’est amusé à comparer Schulz au lièvre et Merkel à la tortue, ou plutôt au hérisson, dans la version allemande de la fable de La Fontaine – le hérisson étant certes le plus lent sur la ligne de départ, mais aussi le plus sûr de franchir le premier la ligne d’arrivée.

Ce scepticisme de la presse allemande sur les chances de Martin Schulz, partagé par la presse étrangère. Au Royaume-Uni, The Times remet ses attaques personnelles contre la chancelière dans le contexte de la chute continue de l’ancien président du parlement européen dans les sondages, en évoquant une "phase plus désespérée" dans sa campagne, à 90 jours des élections de septembre, alors que ces mêmes sondages les donnaient encore au coude-à-coude en mars dernier. Quant à Angela Merkel, le quotidien britannique explique que son habitude d’éviter de prendre position sur les sujets qui fâchent, sauf nécessité absolue, est perçue par une bonne partie de l’opinion allemande comme une preuve de solidité, et même comme l’un de ses atouts – non comme un signe d’arrogance, mais plutôt comme la capacité à entendre tous les arguments avant de se faire son propre jugement. Outre-Atlantique, Politico souligne les efforts de Martin Schulz pour obliger sa rivale, habituée de l’esquive, peu encline à la confrontation, à "monter sur le ring". "Schulz enlève les gants, mais il est probable que Merkel le laissera aboyer tout seul dans le noir", cingle le site américain – qui évoque aussi les difficultés inhérentes à la stratégie de Martin Schulz, qui a tenté de se distancer de la "grande coalition" SPD-CDU qui a gouverné pendant quatre ans, alors que le SPD vante, pour sa part, le bilan de son travail avec la CDU d’Angela Merkel.

La Turquie apporte son soutien au Qatar

À noter également, le soutien affiché Recep Tayip Erdogan au Qatar, mis au ban par ses voisins du Golfe. Le président turc estime que l’ultimatum adressé à l’émirat est "contraire au droit international" et "va trop loin". L’Arabie Saoudite et ses alliés ont donné 10 jours à Doha pour se plier à une liste de 13 demandes, dont la fin de la coopération avec l’Iran. Une déclaration turque doublée de l’annonce de l’envoi, au Qatar, d’un millier de soldats turcs, selon The Times, qui explique que cette annonce risque d’accroître les tensions dans la région, dans la mesure où la fermeture de la base de la Turquie au Qatar fait justement partie de la liste présentée à l’émirat. Alors que Washington soutient l’Arabie saoudite dans la querelle qui l’oppose au Qatar, et que Donald Trump l’accuse de soutenir le terrorisme, le journal pro-gouvernemental turc Daily Sabah soutient, au contraire, qu’en prenant la défense du Qatar, la Turquie ne fait que se tenir du côté des "opprimés", en lui envoyant, également, des denrées alimentaires, pour compenser l’embargo de ses voisins. Ankara, présenté comme "un modèle pour toute la région", en raison, également, de l’accueil, sur son territoire, de millions de "frères et de sœurs", réfugiés musulmans.

Donald Trump, on vient de l’évoquer, reçoit ce lundi le Premier ministre indien Narendra Modi à la Maison Blanche, pour un premier face-à-face attendu. Les deux dirigeants entameront-ils une vraie histoire d’amour, ou leur rencontre ne sera-t-elle qu’une histoire d’un soir ? Question du Washington Post, qui note plusieurs similarités entre Trump et Modi, "deux hommes parvenus au pouvoir sur des vagues populistes et nationalistes faites de promesses de lutter contre l’islamisme et de tenir tête à la Chine", rompus tous deux aux réseaux sociaux, au point d’être respectivement le premier et le deuxième homme politique les plus suivis sur la Toile. D’où, sans doute, cette question, à la une du New Indian Express, qui se demande qui le Premier ministre indien s’apprête réellement à rencontrer, le @realDonaldTrump, le nom du locataire de la Maison Blanche sur les réseaux sociaux, ou le vrai président des États-Unis. 

Narendra Modi, qui est, par ailleurs, végétarien, comme la grande majorité des hindous... et comme une partie croissante de la population mondiale, rappelle The Guardian, qui fait état d’une nouvelle tendance. Après la végétariens et les végétaliens, voici les "réductariens" – rien de radical, a priori, puisqu’il s'agit simplement de réduire sa consommation de viande, parce que c'est meilleur pour la santé et l'environnement. Un régime auquel il serait aussi plus facile de se tenir, et qui pourrait aussi s’appeler, sans doute, "manger équilibré".

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