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À New York, une Gay Pride aux accents anti-Trump

Laa Gay Pride est une véritable institution à New York, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969.
Laa Gay Pride est une véritable institution à New York, où le mouvement pour les droits des homosexuels est né après les émeutes de Stonewall en 1969. Dimitrios Kambouris, AFP

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche à New York pour une Gay Pride placée sous le signe de l'opposition à Donald Trump et la défense des transsexuels.

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Pour la 48e année consécutive, des dizaines de milliers de personnes ont défilé, dimanche 25 juin, à New York pour la Gay Pride, véritable institution de la ville. Alors qu'à Istanbul, les participants à la "Marche des fiertés" étaient dispersés par la police qui tirait avec des balles en caoutchouc, à New York, ce sont des centaines de policiers et de nombreux élus, dont le maire Bill de Blasio, le gouverneur de l'État de New York Mario Cuomo ou le sénateur Chuck Schumer, tous démocrates, qui ont marché tout sourire aux côtés de participants.

>> À lire : "Turquie : la police disperse la Gay Pride à Istanbul"

En juin 2015, la marche célébrait la légalisation du mariage homosexuel. En juin 2016, c'était le deuil après le massacre de la discothèque gay d'Orlando, en Floride. Cette année, de nombreux cortèges marchaient en brandissant des pancartes dénonçant les projets législatifs de Donald Trump - notamment l'abrogation de la loi santé Obamacare - et sa remise en cause des droits des transsexuels.

"L'administration actuelle est une abomination"

Ainsi, Gavin Grimm, le lycéen transsexuel dont la plainte pour pouvoir utiliser les toilettes pour garçons de son école est au cœur de la "bataille des toilettes", emmenait le cortège de l'American Civil Liberties Union, la puissante organisation de défense des libertés individuelles, désignée "grand marshal" du défilé.

>> À lire : "À Paris, la Marche des fiertés LGBT sous haute sécurité"

Si la récente décision de la Cour suprême de demander aux tribunaux de rejuger cette affaire après une décision favorable en appel est "malheureuse" et "décevante", "ce n'est qu'un obstacle dans un combat dont nous savions tous qu'il serait long", a-t-il indiqué à l'AFP.

Si de nombreux participants étaient clairement opposés à Trump, beaucoup soulignaient aussi ne pas vouloir faire de cette marche un évènement politique. "L'administration actuelle est une abomination", affirme Cara Lee Sparry qui, sur sa moto, a déjà participé à une dizaine de Gay Pride. "Mais être entourée par des centaines et des milliers de gens qui crient pendant des heures, c'est incroyable, on ne peut pas faire mieux !"
 

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