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De Rugy à l'Assemblée nationale : le rendez-vous (presque) manqué de Macron avec les femmes

Une femme était pressentie pour présider l'Assemblée nationale, qui sera finalement chapeauté par François de Rugy.
Une femme était pressentie pour présider l'Assemblée nationale, qui sera finalement chapeauté par François de Rugy. Lionel Bonaventure, AFP

Les députés ont élu mardi François de Rugy à la présidence de l’Assemblée nationale. Dans les couloirs du Palais Bourbon, il se murmurait que la fonction était prédestinée à une femme pour la première fois de l’Histoire. Une occasion manquée.

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Une femme au Perchoir, ce serait "un symbole fort", avait déclaré le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. L’idée était même "séduisante", aux yeux de Marc Fesneau, chef patron du groupe MoDem. Mais la victoire de François de Rugy, mardi 27 juin, à la tête de l’Assemblée nationale, a douché tous les espoirs des féministes qui rêvaient de voir une femme occuper la quatrième plus haute fonction de l’État. À 43 ans, l’ancien écologiste, député de la Loire-Atlantique, accède à la présidence du Palais Bourbon sous l'étiquette du parti présidentiel.

>> À lire sur France 24 : Qui est François de Rugy, le nouveau président de l'Assemblée ?

Les choses avaient pourtant bien commencé puisque 223 femmes ont été élues députées lors des élections législatives, un chiffre record. Depuis, il se murmurait dans l’entourage présidentiel que Emmanuel Macron désirait une femme pour succéder à Claude Bartolone. Le nom de Barbara Pompili, députée reconduite dans la 2e circonscription de la Somme, circulait avec insistance dans les médias. L’intéressée s’était alors déclarée "flattée" mais ne s’était pas "positionnée".

"Ne pas rater cette marche"

Quelques heures avant le vote à l’Assemblée nationale, les députés de La République en marche (LREM) se sont réunis pour désigner trois candidats à même de prendre la tête du Palais Bourbon. Parmi eux, l’ex-écologiste EELV François de Rugy et deux femmes, ex-socialistes Sophie Errante et Brigitte Bourguignon. "Je crois que nous avons intérêt à ne pas rater cette marche-là cette fois-ci, nous les femmes", avait alors fait valoir cette dernière à France Info.

Une marche visiblement ratée, pour ces deux marcheuses qui n’ont pas su convaincre l’ensemble des députés LREM qui leur ont préféré leur confrère masculin, François de Rugy. "Je ne suis pas déçue pour moi, je suis déçue pour les femmes. Nous avons raté un moment symbolique", a regretté Brigitte Bourguignon à l'issue du choix du candidat pour le perchoir. "Quand on part à deux femmes, ça divise les voix".

L'espoir du renouvellement à la mi-mandat

Voir une femme présider l’hémicycle du Palais Bourbon aurait pourtant consolé les féministes déjà chiffonnées de ne pas voir de femme à Matignon. Pas non plus de femme élue à la présidence d’un groupe parlementaire. Et la composition de son cabinet présidentiel n'est pas plus encourageante : sur les 45 membres, on compte 28 hommes et seulement 17 femmes soit à peine plus d'un tiers. Une déception d'autant plus grand qu'Emmanuel Macron avait fait des femmes au pouvoir son cheval de bataille durant sa campagne.

Certes, le chef du gouvernement a observé une stricte parité au sein du gouvernement. Autre motif de réjouissance en la matière, deux femmes ont été nommées à des ministères régaliens : Nicole Belloubet à la Justice et Florence Parly aux Armées.

L'espoir de voir les femmes accéder aux postes-clés de l'exécutif n'est cependant pas totalement illusoire. Le "perchoir" et tous les autres postes à responsabilité de la République en marche (REM) à l'Assemblée nationale seront remis en jeu à mi-mandat, dans deux ans et demi, a annoncé mardi le président du groupe majoritaire, Richard Ferrand.

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