Découvertes

Une nouvelle espèce de perroquet vient d'être découverte, et elle imite le cri des vautours

Tony Silva, PeerJ

Alors qu’il pensait écrire sur les oiseaux de la péninsule du Yucatán, un vétérinaire s’est retrouvé face à une espèce de perroquet inconnue. Trois ans après sa découverte, des scientifiques ont dressé les particularités de l'amazona gomezgarzai.

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En 2014, Miguel Gómez Garza, vétérinaire et ornithologue, est sur le point d’achever sa dernière expédition dans la péninsule du Yucatán, au sud-est du Mexique. Un voyage entamé dans le cadre de la rédaction d'un livre sur les perroquets du Mexique, rapporte le Guardian ce mardi. Mais alors qu’il pensait simplement écrire son ouvrage, Miguel Gómez Garcia a fait une bien belle découverte.

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En pleine étude sur le terrain, il affirme avoir été interpellé par un cri semblant être émis par des perroquets, certes, mais dont il n’était pas familier des vocalises. Sa curiosité éveillée, Miguel Gómez Garza a l’idée de se cacher derrière un arbre et d’attendre patiemment que les mystérieux animaux viennent s’y poser pour manger. Bingo : six perroquets finissent par s'installer sur les branches. Des oiseaux qui n’avaient jamais été observés jusqu’alors.

Dans une étude publiée ce mardi dans la revue PeerJ, des scientifiques présentent ainsi de façon détaillée cette nouvelle espèce. Ils y évoquent en premier lieu les deux familles de perroquets identifiées et connues dans la région, qui arborent un pelage blanc au niveau de la tête. Mais l'Amazona gomezgarzai, ou perroquet amazone bleu-ailé, lui, est doté d'un pelage rouge sur le haut du crâne et d'ailes d'un vert intense, bleutées sur le bas.

Il dispose également d’une autre particularité : ses cris stridents et répétitifs, à la tonalité monotone, sont étrangement similaires à ceux des vautours, grands dévoreurs d'oiseaux en tout genre. D’après les scientifiques, ce cri aurait pu être adopté par le perroquet amazone bleu-ailé comme technique pour marquer son territoire et effrayer les autres oiseaux. Mis en garde, ces derniers s’éloigneraient et lui laisseraient donc plus de graines, de fruits et de fleurs à manger.

"Ils seraient moins d’une centaine à peupler la péninsule"

Mesurant 25 centimètres et vivant par petits groupes de douze, ce perroquet est donc herbivore. Les tests ADN menés ont également permis d’affirmer que cette espère est issue de l’évolution de perroquets à tête blanche apparus dans la région il y a 120 000 ans.

Rarissimes, ils seraient moins d’une centaine à peupler la péninsule. En conséquence, des programmes de conservation de l’espèce sont d’ores et déjà en cours d’élaboration.

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