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Pour ne plus perdre sa carte de transport, un biohacker australien l'a implantée dans sa main gauche

Un biohacker australien a implanté dans sa main un titre de transport.
Un biohacker australien a implanté dans sa main un titre de transport. Capture d'écran ABC

Oublier son ticket de train, ça nous est tous arrivé. Cette galère du quotidien, un biohacker australien l'a aussi connu. Et pour régler ce problème, le bougre a trouvé une solution radicale : implanter dans sa main son titre de transport.

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Quand on parle de corps augmenté, on imagine forcément des améliorations bien badass. Genre des bras bioniques, des yeux pour voir à travers les murs ou des nanorobots médecins. Des trucs utiles qui feraient de nous des superhéros en puissance.

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Mais un biohacker australien a trouvé le moyen de rendre ennuyeuses ces perspectives excitantes. Meow-Ludo Disco Gamma Meow-Meow – oui, oui, c’est son vrai nom – a implanté dans sa main gauche sa carte Opal, le titre de transport utilisé dans les transports de Sydney. Mince, vous vous imaginez vous implanter votre carte Navigo dans le bras ?

Lors d'un live Facebook enregistré le 27 juin, Meow-Meow a confié les secrets de ce qu'il qualifie comme étant un progrès. Ancien candidat aux élections fédérales du parti de la Science, dont la motivation est d’intégrer la technologie dans tous les pans de la société, il souhaitait voir si la technologie pouvait vraiment faciliter sa vie. "Cela m'octroie une capacité que les autres ne détiennent pas [...] Je peux sortir de chez moi, oublier mon porte-monnaie et tout le reste. Je pourrai toujours interagir avec la technologie", a-t-il déclaré à ABC avant d'envoyer un message de prudence : "N'essayez pas de faire la même, à moins que vous soyez sûrs de ce que vous faites."

Une fois devant une borne de validation, Meow-Meow n'a qu'à passer sa main pour valider son titre de transport. "Mon objectif est d'avoir une interaction sans friction avec la technologie", explique-t-il. L'implant n'étant pas parfait, il doit parfois reproduire le geste à plusieurs reprises ou coller sa main quelques secondes sur le lecteur.

Pour atteindre son objectif, Meow-Meow a fait appel aux services de Dangerous Things, une entreprise américaine spécialisée dans les implants. L'opération lui a coûté 200 dollars. Une somme importante par rapport aux risques d'infection encourus et la longévité de sa carte Opal. En effet, ce système de transport devrait être modifié dans les deux ou quatre prochaines années... Et la carte implantée ne sera plus valide.

Comme le signale la chaîne ABC, les autorités australiennes ont eu connaissance de l'implant de Meow-Meow. Ils estiment que modifier l'attribut physique d'une carte Opal est une violation des termes d'utilisation. Les agents de transit pourraient donc lui retirer son titre de transport lors d'un contrôle. Mais comme elle se trouve à l’intérieur de la main de Meow-Meow, il faudrait forcément lui couper le membre. On espère pour lui que les autorités compétentes n'auront pas la même idée que nous. En attendant, Meow-Meow continue de militer pour la création d'une loi régissant les augmentations corporelles.

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