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La mission de l'ONU en Côte d'Ivoire est terminée

Des casques bleus de l'Onuci à Bouaké, en Côte d'Ivoire, lors de la mutinerie du 6 janvier 2017.
Des casques bleus de l'Onuci à Bouaké, en Côte d'Ivoire, lors de la mutinerie du 6 janvier 2017. Sia Kambou, AFP

L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a opéré vendredi son retrait définitif après 13 ans de présence dans ce pays. Elle a permis de "tourner la page de la crise et du conflit", selon Antonio Guterres.

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L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui a joué un rôle décisif dans le règlement de la guerre civile de 2011, s'est achevée vendredi 30 juin après 13 ans d'existence.

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, "félicite le peuple et le gouvernement de Côte d'Ivoire pour leur détermination et leurs efforts visant à tourner la page de la crise et du conflit", a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric. "Il salue la contribution considérable de l'ensemble des partenaires nationaux, régionaux et internationaux au processus de paix ivoirien." Les agents de l'Onuci ont "contribué au retour et au maintien de la paix" dans le pays, a pour sa part affirmé le ministre ivoirien de l'Intérieur Hamed Bakayoko, soulignant que la "mission a été un vrai succès".

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Malgré le redressement rapide de la première puissance économique d'Afrique de l'Ouest, le retrait des casques bleus suscite les craintes des mouvements de défense des droits de l'Homme, qui regrettent que la lutte contre l'impunité et la réforme d'une armée sujette aux soulèvements n'aient pas été menées à leur terme.

Plus de 9 000 hommes

L'Onuci a succédé en 2004 à la force de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et de l'armée française, deux ans après le coup d'État manqué à l'origine d'un premier conflit armé. À son apogée en 2012, la mission comptait 9 762 hommes et a permis la tenue, fin 2010, d'un scrutin présidentiel remporté par Alassane Ouattara, toujours au pouvoir.

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Selon un rapport, publié en avril 2016, du secrétaire général de l'ONU de l'époque Ban Ki-moon, aucune autre mission ne succédera à l'Onuci "étant donné la trajectoire positive de la Côte d'Ivoire"

Craintes de nouveaux troubles

Plusieurs mutineries ont montré récemment que l'exécutif n'était pas parvenu à rétablir l'ordre dans les rangs de l'appareil militaire et les observateurs craignent que l'élection présidentielle de 2020 ne relance l'agitation. La Constitution interdit à Alassane Ouattara, réélu en 2015, de briguer un troisième mandat.

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"L'insuffisance des progrès réalisés par le gouvernement pour lutter contre la culture de l'impunité de longue date, réformer les forces de sécurité et renforcer les institutions de l'État de droit menacent les perspectives de paix et de développement à long terme du pays", a averti l'ONG Human Rights Watch (HRW).

"Le gouvernement de la Côte d'Ivoire est désormais seul responsable de la gestion des défis en matière de droits humains qui menacent la stabilité à long terme (...) Cela signifie lutter contre l'impunité et traiter les causes profondes des tensions ethniques et politiques", ajoute Jim Wormington, chercheur d'HRW pour l'Afrique de l'Ouest.

Avec Reuters et AFP

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