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Crise du Golfe : les exigences saoudiennes "sont faites pour être rejetées" par le Qatar

Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le 10 juin 2017 à Moscou.
Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le 10 juin 2017 à Moscou. Yuri Kadobnov, AFP

Le ministre des Affaires étrangères du Qatar a indiqué, samedi, que son pays allait rejeter la liste de 13 demandes formulées le 22 juin par l'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Égypte et les Émirats arabes unis. Il a assuré rester ouvert au dialogue.

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Le Qatar ne pliera pas. Pas de la façon dont l’Arabie saoudite ses alliés le souhaitaient, en tout cas. Le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a jugé, samedi 1er juillet à Rome, que les 13 exigences formulées par l’Arabie saoudite étaient "faites pour être rejetées", tout en assurant rester ouvert au dialogue.

>> À lire sur France 24 : "Qatar vs Arabie saoudite : les raisons d'une rupture diplomatique"

L'Arabie saoudite, Bahreïn, l'Égypte et les Émirats arabes unis ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le petit émirat, l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival régional du royaume saoudien. Ils ont ensuite formulé, le 22 juin, une liste de 13 demandes assorties d’un ultimatum de dix jours, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera, la réduction des relations avec l'Iran, ainsi que la fermeture d'une base militaire turque au Qatar.

Même si répondre favorablement à ces demandes lui permettrait de mettre fin à son nouvel isolement économique et diplomatique, le Qatar a donc rejeté samedi ces demandes, estimant qu'elles "empiètent" sur sa souveraineté. L’émirat rejette par ailleurs les accusations de soutien au terrorisme.

"Nous pensons que le monde n’est pas gouverné par ultimatum, nous pensons que le monde est gouverné par le droit international, par un ordre qui ne permet pas que les grands pays intimident les petits", a insisté Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, des propos rapportés par Al-Jazira. Le Qatar joue depuis le début de ce conflit la carte de l'apaisement et appelle à "un dialogue ouvert et honnête".

Le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, que Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani venait de rencontrer, a offert l’aide de son gouvernement en vue de "contribuer à toute initiative destinée à restaurer le dialogue et abaisser les tensions". Le Koweït a lui aussi entrepris une médiation pour désamorcer la crise, tout comme les États-Unis.

Avec AFP

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