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Dans la presse

"Le vague Macron"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française du mardi 4 juillet : les réactions au discours d’Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles hier, le discours de politique générale de son Premier ministre attendu ce jour, les ennuis judiciaires qui guettent la ministre du Travail citée dans "l’affaire Las Vegas", et deux pétitions demandant l’entrée de Simone Veil au Panthéon.

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À la une de la presse française, ce matin, les réactions au discours d’Emmanuel Macron, hier, devant le Congrès réuni à Versailles.
 
Le chef de l’État a présenté à cette occasion les principes qui guideront son action au cours des cinq années. D'après La Croix, il d'agit d'un «chantier considérable», citant la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires, ou encore l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections. Des réformes institutionnelles, pour l’essentiel, énoncées lors d’«un très long discours solennel, sans réelle annonce», selon Libération, qui critique «le flou et la forme» d’une intervention qui n’aurait «pas passionné les députés et les sénateurs, plus intéressés par la solennité du moment». «Après la vague Macron, le Macron vague», fustige le journal, qui note l’absence, dans son discours, de «l’espérance de la justice sociale» et de «la lutte contre les inégalités».
 
Le Figaro évoque un discours de politique « très général », relevant lui aussi le «soulagement» qui a semblé saisir les parlementaires «après 90 minutes d’homélie présidentielle» - des élus qui seraient repartis de Versailles «avec la conviction que Jupiter devait redescendre sur terre, ou du moins s’en rapprocher».
 
Alors que L’Humanité critique «un prêche indigeste en faveur du libéralisme», «un chapelet de platitudes» prononcé par un président dont l’entourage vante pourtant la pensée «complexe», L’Obs ironise sur «les vœux pieux» de «l’abbé Macron» devant le Congrès : «Un congrès? Qui a parlé de congrès? Allons donc. Ce terme évoque un vulgaire symposium de notaires ou de gastroentérologues. Non, dans l’esprit du président de la République qui veut voir au-delà de l’horizon, la réunion de 900 députés et sénateurs (à) Versailles devait être un baptême politique, une communion patriotique, une grand-messe républicaine». Emmanuel Macron, «l’évangéliste de la Ve République», selon l’Obs.
 
Après son intervention devant le Congrès, place cet après-midi, au discours de politique générale de son Premier ministre. Devant les députés, Édouard Philippe va quant à lui devoir «entrer dans le concret», d’après Le Parisien, qui explique qu’il revient au chef du gouvernement de livrer «la méthode et le calendrier précis des réformes», après le cap fixé par Emmanuel Macron. Le président qui aurait pris le soin de laisser «les sujets qui fâchent» à son Premier ministre, d’après Le Figaro. On retrouve ce dernier dans le dessin de Kak pour L’Opinion, se faisant remettre la liste des douze travaux d’Hercule par le président jupitérien.
 
Édouard Philippe doit aussi composer avec une ministre du Travail fragilisée par «l’affaire Las Vegas». D’après Libération, de nouveaux éléments fragilisent encore un peu plus la défense de Muriel Pénicaud, dans ce dossier lié à l’organisation, sans appel d’offres, d’une soirée à grands frais autour d’Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016. Libé affirme que Muriel Pénicaud, qui dirigeait alors l’organisme public Business France, a transmis aux organes de contrôle une synthèse biaisée, destinée à effacer les risques judiciaires. D’après le journal, et contrairement à ce qu’elle a affirmé jusqu’à présent, Muriel Pénicaud n’aurait en fait informé son conseil d’administration des dysfonctionnements de procédure qu’en décembre 2016, soit près d’un an après le rendez-vous de Las Vegas.
 
Un mot, pour terminer, des deux pétitions lancées par plusieurs personnalités demandant l’entrée de Simone Veil au Panthéon. D’après Le Monde, les deux principales pétitions en ligne ont recueilli à elles deux plus de 300 000 signatures, qui font écho aux prises de position politiques de tous bords. L’occasion pour le journal de rappeler que l’édifice, dessiné par l’architecte Germain Soufflot, devait d’abord être une église dédiée à Sainte-Geneviève, la patronne de Paris, mais qu’en 1791, sous la Révolution française, l’Assemblée nationale a décidé d’en faire un temple laïc, baptisé « Panthéon », en référence aux dieux grecs, pour honorer la mémoire des nouveaux héros de la Patrie. Emmanuel Macron a déjà annoncé l’organisation d’obsèques nationales demain aux Invalides, mais pour le moment, deux petites-filles de Simone Veil ont indiqué que la «panthéonisation» de leur grand-mère n’était «pas à l’ordre du jour»notamment pour ne pas la séparer de son mari, Antoine Veil, qui repose au cimetière du Montparnasse, à Paris.
 
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