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Soupçons d'emplois fictifs: les enfants Fillon placés sous le statut de témoin assisté

Penelope Fillon et sa fille, Marie, le 23 mars 2017 dans le public de "L'Émission politique".
Penelope Fillon et sa fille, Marie, le 23 mars 2017 dans le public de "L'Émission politique". Thomas Samson, AFP

Charles et Marie Fillon ont été entendus par les juges d'instruction financiers et placés sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs qui a conduit à la mise en examen de leurs parents.

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Deux des enfants du couple Fillon, Charles et Marie, ont été placés sous le statut de témoin assisté dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs qui a conduit à la mise en examen de l'ex-candidat de la droite à la présidentielle et de son épouse, Penelope, selon une information communiquée mardi 4 juillet par une source proche du dossier à l'AFP.

Les juges d'instruction financiers ont considéré qu'il n'existait pas à ce stade d'"indices graves ou concordants" justifiant leur mise en examen pour "recel de détournements de fonds publics".

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Les investigations des trois juges d'instruction saisis du dossier après une enquête préliminaire du parquet national financier visent notamment les emplois rémunérés de Penelope Fillon entre 1986 et 2013 - avec des interruptions - comme collaboratrice parlementaire auprès de son mari quand il était député de la Sarthe, puis de son suppléant à l'Assemblée, ainsi qu'à La Revue des deux mondes où elle avait été salariée en CDI, entre mai 2012 et décembre 2013. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois, vigoureusement défendue par le camp Fillon.

Au début de l'affaire, l'ex-Premier ministre avait en outre lui-même annoncé qu'il avait employé ses deux enfants, aujourd'hui avocats, Marie et Charles comme collaborateurs à ses côtés quand il était sénateur entre 2005 et 2007. La première, alors élève avocate, d'octobre 2005 à décembre 2006 et le second de janvier à juin 2007, pour 3 000 euros en moyenne. Des salaires justifiés selon leurs avocats qui avaient mis en avant la réalité de leur collaboration.

Des "remboursements" aux parents

Marie Fillon "a mené des recherches sur plusieurs thématiques pour son père, sur des sujets institutionnels, européens et sur des questions de société, notamment en vue de la sortie de son livre en 2006", avait expliqué à l'AFP son avocat Me Kiril Bougartchev, évoquant "plusieurs notes" et "dix journées" de présence à la bibliothèque du Sénat. Du côté de Charles Fillon, un travail "sur des sujets institutionnels et sur le thème de l'État actionnaire", ayant donné lieu à la production d'une "vingtaine de notes", avait fait valoir son avocat Me Pascal Eyraud.

Le Parisien avait révélé qu'une partie de ces salaires avait été rétrocédée aux parents sous forme de virements. Pour les avocats des enfants, il s'agissait de "remboursements" de dépenses engagées par le couple Fillon, un mariage pour Marie, un loyer et des charges courantes pour Charles.

Avec AFP

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