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DeepMind ouvre au Canada son premier laboratoire international dédié à l’intelligence artificielle

ALFRED PASIEKA/SCIENCE PHOTO LIBRARY

La filiale britannique d'Alphabet s'est décidée à opérer une expansion d'envergure internationale. Son nouveau laboratoire s'apprête à ouvrir à Edmonton, ville canadienne dont l'université est spécialiste de la recherche sur l'IA.

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Le premier "bureau international d’intelligence artificielle" ouvrira donc ses portes sur le sol canadien. L’entreprise DeepMind, passée sous le giron de Google en 2014, a annoncé l’installation d’un nouveau laboratoire de recherche et développement à Edmonton, capitale de l’Alberta.

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Pour la filiale d’Alphabet, il s’agit aussi de la première sortie hors du Royaume-Uni depuis sa création en 2010. Mais si DeepMind a toujours entretenu d’étroits liens avec les institutions britanniques comme la Nation Health Service (le service de santé publique national) et les grandes universités locales, elle en a également tissé de longue date avec l’université d’Alberta à Edmondton. Richard Sutton, l’un de ses professeurs de sciences informatiques, a d’ailleurs été le tout premier conseiller externe de DeepMind. Aux côtés d’une douzaine de sortants de l’université et de sept chercheurs de l’établissement, il dirigera ce nouveau laboratoire entièrement consacré à la recherche sur l’apprentissage des machines.  

L'université d'Alberta à Edmondton est un "leader mondial en matière de machine learning"

Pour Richard Sutton, pointure du secteur de l’intelligence artificielle, reconnu notamment pour son travail sur le reinforcement learning (l’apprentissage par renforcement, qui fait référence à comportement décisionnel sans cesse amélioré de la machine), le choix de l’Alberta – plutôt que les États-Unis – fait sens : elle est "un leader mondial en matière de machine learning".

En réalité, le choix du Canada par Alphabet trouve peut-être une explication supplémentaire. Alors que le gouvernement canadienne mène une politique favorable à la recherche scientifique et technologique – avec une enveloppe de 125 millions de dollars récemment accordée rien qu’au secteur de l’IA –, Donald Trump a préféré opérer de sévères coupes budgétaires dans le secteur de la recherche en général. Il suffit de regarder du côté d’Uber, de BlackBerry ou encore d’Apple, qui ont élu domicile sur le territoire canadien pour mener à bien leurs recherches sur la conduite autonome, pour sentir le vigoureux vent du Nord qui souffle sur la tech.

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