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La maire de Paris Anne Hidalgo veut une loi pour améliorer l'accueil des migrants en France

La maire de la capitale, Anne Hidalgo, souhaite proposer un projet de loi sur la gestion des migrants au gouvernement d'Emmanuel Macron, le 6 juillet 2017.
La maire de la capitale, Anne Hidalgo, souhaite proposer un projet de loi sur la gestion des migrants au gouvernement d'Emmanuel Macron, le 6 juillet 2017. Geoffroy Van Der Hasselt, AFP

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, jeudi, qu'elle proposerait au gouvernement une loi pour améliorer l'accueil des migrants en France, avec notamment l'augmentation des places d'accueil et des formations aux migrants.

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La maire de Paris, Anne Hidalgo, a plaidé, jeudi 6 juillet, pour une loi sur l'accueil des migrants et l'intégration des réfugiés, alors que le gouvernement doit annoncer la semaine prochaine des mesures sur l'asile et la lutte contre l'immigration irrégulière.

L'édile a proposé des pistes de travail "clé en main", allant de la hausse des moyens financiers à la mise en place d'une agence dédiée. Ce texte devait être envoyé dans l'après-midi aux parlementaires ainsi qu'au gouvernement, dans l'optique d'une "loi d'orientation et de programmation pour l'accueil des migrants humanitaires et pour une politique nationale d'intégration".

Pour une augmentation des places en centre d’accueil

Dans son texte, Anne Hidalgo veut d'abord répondre "à l'urgence migratoire" via une "répartition organisée des migrants sur l'ensemble du territoire", en fonction de critères démographiques et économiques. Elle a précisé qu'elle souhaitait que la responsabilité des pouvoirs publics à offrir un premier accueil digne aux migrants soit inscrite dans la loi. Faisant fi des critiques, elle a présenté comme modèle le centre de la Chapelle, qu’elle souhaiterait voir décliné dans les autres métropoles françaises.

>> À voir : "À la Chapelle, la saturation du centre condamne les migrants à l'insalubrité"

Ramenant à "six mois" le délai maximum de traitement des demandes d'asile, le texte propose aussi "plusieurs améliorations de la prise en charge des mineurs non accompagnés". L'évaluation de leur âge serait désormais assurée par l'État et non plus par les départements.

Anne Hidalgo plaide en outre pour une augmentation des moyens nécessaires sur cinq années : le nombre de places en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) passerait ainsi de 50 000 places en 2018 à 75 000 à l'horizon 2022. Envisagée aussi : une hausse des budgets des formations linguistiques et civiques de 32 millions en 2018 à 40 millions en 2022.

Autre volet du projet, la redéfinition même de l'organisation institutionnelle avec une politique de l'intégration "interministérielle". Le texte envisage "une Agence de l'accueil et de l'intégration, placée sous la responsabilité d'un Haut Commissaire placé auprès du Premier ministre".

Chargée "d'animer l'ensemble des composantes de la politique d'accueil des migrants et d'intégration des réfugiés", cette agence se substituerait à l'Ofii (Office français d'immigration et d'intégration) et elle aurait aussi les compétences opérationnelles pour gérer "les situations d'urgence humanitaire".

La démarche de la maire socialiste de Paris a fait l’unanimité auprès des élus du groupe Les Républicains au Conseil de Paris. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s'est aussi "félicité" de l’initiative. Le FN en revanche a fait part de son opposition.

Avec AFP et Reuters

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