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Dans la presse

"Migrants : qui prendra ses responsabilités?"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse française du jeudi 6 juillet : l’impuissance de l’Union européenne face à la crise migratoire, l’accord de libre-échange qu’elle s’apprête à conclure avec le Japon, le "plan climat" de Nicolas Hulot et l’entrée de Simon et Antoine Veil au Panthéon.

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À la une de la presse française ce matin, la réunion aujourd’hui à Tallin, en Estonie, des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne pour tenter de résoudre la crise migratoire.
 
Interpellée par l'Italie qui s'alarme des arrivées massives de migrants sur ses côtes, l’Europe est appelée «à se montrer enfin à la hauteur», d’après Libération, qui rappelle qu’au moins 2200 personnes sont mortes depuis le début de l’année en Méditerranée. Soit 12 personnes chaque jour. «Qui prendra ses responsabilités?», interpelle le journal. À la une, le corps d'une femme, retrouvée le 21 juin dernier à une trentaine de kilomètres des côtes libyennes. La photo est d’Emilio Morenatti. Alors que le gouvernement de Paolo Gentiloni, exaspéré par le manque de solidarité européenne, menace de bloquer l’entrée de ses ports aux bateaux transportant des migrants secourus en mer, de l’autre côté de la Méditerranée, à Zarzis, en Tunisie, près de la Frontière libyenne, Chamseddine Marzoug, lui, enterre ceux auxquels nul n’a pu porter secours - des cadavres anonymes, dans leur immense majorité, auxquels ce volontaire de Croissant-Rouge offre une dernière demeure. «Je sens que leurs âmes ne sont pas contentes», dit Chamseddine Marzoug, dont le propre fils a réussi la périlleuse traversée, contre sa volonté, il y a près d’un an. «Ne rien faire, c’est tuer», écrit Libération, qui reconnaît qu’il n’y a pas de «solutions simples», mais estime que «les moyens de faire mieux - ou moins mal – existent» : «Un accueil plus large, une répartition plus rationnelle des réfugiés, un renforcement des moyens de secours et de contrôle, des 'couloirs humanitaires' organisés et régulés, qui ne sont pas l’ouverture générale que personne ne souhaite, mais qui donnent un espoir tangible aux candidats à l’immigration et les dissuadent de s’embarquer en masse dans des cercueils flottants».
 
Les Échos évoquent une situation « inextricable ». Face à ce que le journal décrit comme «un noeud serré de tensions insolubles», la décision aurait été prise, à Bruxelles, de mieux gérer l’autre versant de la politique migratoire : le traitement du problème en amont, de l’autre côté de la Méditerranée. Soit en Libye pour former et aider les garde-côtes à lutter contre les passeurs et renforcer les contrôles à sa frontière sud. Soit directement dans les pays d’origine, en soutenant le développement. «Mais quel que soit le bout par lequel on prenne le problème des migrants, rappelle le journal, il apparaît impossible à dénouer à court terme».
 
Bruxelles a négocié en toute discrétion un accord de libre-échange avec Tokyo, où les questions environnementales seraient à peine évoquées, selon Greenpeace. Cet accord, dénommé Jefta, et qui pourrait être conclu aujourd’hui-même, sans pour autant être rendu public, est également accusé par l’ONG de négliger le principe de précaution au nom des intérêts industriels, d’après Libération, qui cite l’exemple de la chasse à la baleine - interdite depuis le moratoire international de 1986, mais que le Japon reste le dernier pays au monde à pratiquer à l’extérieur de son territoire et à autoriser le commerce de la viande de ce mammifère en danger d'extinction. Un problème que ne mentionnerait nullement le Jefta, alors que «si l’UE avait utilisé la chasse à la baleine comme un outil de négociation, elle aurait pu parvenir à son abolition complète», selon Greenpeace, qui regrette aussi l’absence de référence aucommerce illégal de bois, dont le Japon constitue le  principal marché, selon un récent rapport. Réponse de Bruxelles : «Greenpeace n’est pas connu pour son engouement pour le commerce et s’opposera à tout accord de libre-échange, quel qu’il soit ».
 
L’Environnement est aussi au menu du «plan climat» présenté aujourd’hui par Nicolas Hulot. L’Humanité fustige d’emblée un plan qui interviendrait dans un contexte de réduction des dépenses publiques au profit d’un capitalisme «vert». Le quotidien de gauche dit en outre regretter que «la transition écologique (soit) menacée par les appétits financiers». Cette info du Figaro va sans doute l'intéresser : selon le journal de droite, le ministre de l’Environnement s’apprêterait à annoncer un alourdissement de la fiscalité écologique, avec un objectif de 140 euros la tonne de CO2 en 2030. La loi de 2015 prévoyait que cette «contribution» atteigne 100 euros à la même date – ce qui représenterait un bond de 40 %. Intégrée dans la taxation de l’essence, du gazole, du fuel ou du gaz, cette hausse va évidemment peser sur les ménages, qui ont déjà supporté une augmentation de plus de 6,5 milliards d’euros de «fiscalité écologique» entre 2012 à 2015, selon le Figaro.
 
Le gouvernement a également annoncé une réforme du baccalauréat. Prévu pour 2021, le nouveau bac pourrait reposer sur un contrôle continu, d’après La Croix, qui explique que cette réforme «sans tabous» a pour but de «mieux articuler le lycée avec l’enseignement supérieur». D’ici là, les candidats au repêchage de cette année, qui passent leur rattrapage aujourd’hui, seront déjà loin. On leur souhaite évidemment bon courage et bonne chance.
 
Quant à leurs successeurs, ceux qui passeront leur bac d’ici 5 ans, ils se pencheront sans doute lors de leurs cours d’Histoire sur la vie exemplaire de Simone Veil, dont Emmanuel Macron a annoncé hier l’entrée au Panthéon, avec son époux. «Entre ici, Simone», titre 20 minutes - une belle allusion au discours d’André Malraux en hommage à un autre «panthéonisé», le résistant Jean Moulin. Le Huffington Post rappelle le couple exceptionnel que Simone et Antoine Veil ont formé pendant leurs 65 ans de vie commune. On dit souvent que derrière chaque grand homme, il y a toujours une femme, la réciproque est vraie.
 
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