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Michel Boujenah jouera son spectacle en Tunisie, malgré les appels au boycott

Michel Boujenah, en 2010, à Paris.
Michel Boujenah, en 2010, à Paris. Boris Horvat, AFP

L’humoriste franco-tunisien sera bien sur la scène du festival international de Carthage, en Tunisie, pour y jouer son spectacle malgré une vive polémique autour de son arrivée. En cause, un positionnement considéré comme pro-Israël.

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Il sera bien présent. L’humoriste franco-tunisien Michel Boujenah ne compte pas plier face aux appels au boycott de son spectacle "Ma vie rêvée", programmé à l'occasion de la 53e édition du festival international de Carthage, en Tunisie, le 19 juillet. Dans une interview accordée au quotidien Nice-Matin, dimanche 9 juillet, il l’affirme : "Le spectacle à Carthage se fera".

Sa venue dans le pays pour participer à cet événement culturel suscite de vives réactions depuis une semaine. La principale centrale syndicale tunisienne, l'UGTT, réclame le retrait du spectacle de la programmation du festival. En cause ? "Non pas sa religion juive (...) mais pour ses positions sionistes et pour son soutien à une entité raciste, fachiste mais également pour son soutien à l'égorgeur Ariel Sharon", indique un communiqué du syndicat repéré par le site du Huffpost Tunisie.

L’antenne tunisienne du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'immunité d'Israël) est aussi montée au créneau. Le titre de la lettre ouverte qu’elle a adressée au ministère des Affaires culturelles est sans ambiguïté : "Nous ne voulons pas de sionistes, quelle que soit leur nationalité, sur nos scènes et dans nos festivals".

Faire le meilleur choix possible "pour l'intérêt national"

Face à la polémique, le ministère a indiqué qu'il mènera des consultations "avec la société civile et les personnes impliquées et ce dans le cadre de la concertation et la participation dans la prise de décisions" afin de faire le meilleur choix possible "pour l'intérêt national."

Le 24 juin, dans une interview accordée à radio Mosaïque FM, le directeur du festival de Carthage, Mokhtar Rassaa, avait défendu son artiste affirmant qu’il n’était "ni un grand sioniste, ni un leader du sionisme ! C'est un juif, il a un attachement à Israël, comme nous, musulmans, avons un attachement à la Mecque."

"Dans une démocratie naissante, il est normal qu'il y ait débat et contradiction, mais là, ce n'est pas réellement ma personne qui est en jeu, et je trouve qu'on en fait beaucoup trop là-dessus. On vit une période historique compliquée, où l'on veut toujours exporter le conflit israélo-palestinien partout !", regrette Michel Boujenah. Ma position, c'est juste de soutenir le processus encore fragile de la Tunisie, car si une démocratie peut vivre dans un pays musulman , c'est fondamental pour tout le monde", a-t-il encore ajouté.

 

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