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Le Brésil autorise à nouveau la vente des implants Essure

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Rio de Janeiro (AFP)

Le Brésil a levé l'interdiction de la commercialisation des implants contraceptifs Essure, du laboratoire Bayer, après avoir reçu des éclaircissements au sujet de risques liés à leur utilisation, a indiqué mardi l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa).

La vente de ces implants, suspendue en février, a été autorisée à nouveau "après que l'entreprise responsable de sa commercialisation a présenté la documentation et les résultats des tests qui avaient été exigés", a précisé l'Anvisa dans un communiqué.

Parmi les documents présentés figurent notamment les résultats de tests effectués sur une durée d'au moins un an sur des patientes, ainsi qu'un rapport sur les mesures adoptées par le fabricant après la mise en garde de l'agence sanitaire du Canada.

Méthode de "contraception définitive", Essure est un petit implant métallique en forme de ressort inséré dans les trompes, où il provoque une cicatrisation qui les obstrue.

Racheté en 2013 par le laboratoire allemand Bayer, il est placé sous surveillance renforcée dans plusieurs pays, dont les Etats-Unis et la France depuis 2015, suite à la recrudescence d'effets indésirables.

Depuis 2001, environ un million d'unités du dispositif médical Essure ont été vendues dans le monde, dont 240.000 en France, selon le laboratoire Bayer.

L'Anvisa a rappelé que la suspension décidée le 17 février avait été motivée par "l'absence de réponse face à des questionnements au sujet de la sécurité du produit".

Parmi ces questionnements, le fait que le produit "pourrait provoquer des modifications des saignements menstruels, des grossesses non désirées, des douleurs chroniques, une perforation et une migration du dispositif, une allergie et une sensibilité ou des réactions de type immunitaire".

En France, une procédure collective contre le laboratoire Bayer doit être déposée en septembre par des patientes qui dénoncent les risques liés à son utilisation, selon une information du journal Le Monde confirmée samedi par leur avocat.

"Cette plainte vise à faire reconnaître la responsabilité du laboratoire et poser le cadre de l'indemnisation des victimes", a indiqué à l'AFP maître Charles Joseph-Oudin, qui a expliqué que la plainte devrait concerner 400 dossiers.

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