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Trump Jr. reconnaît avoir accepté l’aide de Moscou pour nuire à Hillary Clinton

Donald Trump Jr. et sa femme, le 21 juin 2016, lors de la Convention nationale républicaine, à Cleveland (Ohio).
Donald Trump Jr. et sa femme, le 21 juin 2016, lors de la Convention nationale républicaine, à Cleveland (Ohio). AFP (archives)

Le fils aîné de Donald Trump a publié, mardi, sur Twitter, une conversation avec l’intermédiaire qui a arrangé son entrevue avec une avocate russe. Cette dernière offrait de divulguer des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

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Donald Trump Jr. a admis, mardi 11 juillet, avoir volontairement rencontré en juin 2016 une avocate présentée comme émissaire du gouvernement russe. Leur entrevue avait pour but de récolter des informations compromettantes sur la candidate démocrate à l’élection présidentielle, Hillary Clinton.

Le fils aîné du président américain a publié sur Twitter quatre pages de conversation avec Rob Goldstone, un intermédiaire britannique. Ce dernier, en contact avec le Kremlin, est également l’agent du chanteur russe Emin Agalarov, dont la famille connaît bien celle de Donald Trump.

Dans un email daté du 3 juin 2016, il informe Trump Jr. que le procureur général de Russie a proposé au père d'Emin Agalarov de "donner à l'éqipe de campagne de Trump des informations et documents officiels qui incrimineraient Hillary et ses transactions avec la Russie [...]".

"Si c'est ce que vous dites, j'adore (l'idée), surtout plus tard cet été", a répondu Donald Jr. 17 minutes plus tard.

Rencontre à Manhattan

S'ensuivent des échanges pour tenter de caler d'abord une conversation téléphonique entre Emin Agalarov et Donald Jr., puis un rendez-vous, le 9 juin 2016 à la Trump Tower, avec une femme venue de Moscou et présentée comme "avocate du gouvernement russe", Natalia Veselnitskaya. La rencontre a bien eu lieu à Manhattan, au 25e étage de l'immeuble, en compagnie du gendre du milliardaire, Jared Kushner, et de son directeur de campagne, Paul Manafort.

Dans un communiqué, Donald Trump Jr. Tente de minimiser les faits, arguant que son interlocutrice russe "n'était pas une responsable gouvernementale" et qu'elle n'avait finalement "pas d'information à donner".

Ces échanges, les premiers qui établissent un contact direct entre Moscou et l’équipe de campagne de Donald Trump, ont provoqué l’émoi à Washington. Le fils Trump, qui codirige avec son frère le groupe familial et fut un conseiller omniprésent de son père lors de la campagne, devrait être appelé rapidement à s'expliquer sous serment devant le Congrès.

Avec AFP
 

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