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Angel Maria Villar, président de la Fédération espagnole de football, placé en garde à vue

Le patron de la fédération de football espagnol Angel Maria Villar, le 29 avril 2016 à Lausanne.
Le patron de la fédération de football espagnol Angel Maria Villar, le 29 avril 2016 à Lausanne. Fabrice Cofrini, AFP

Angel Maria Villar a été arrêté et placé en garde à vue mardi. Le président de la Fédération espagnole de football est notamment soupçonné d'avoir profité de sa fonction pour commettre des abus de confiance et des détournements.

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La police espagnole a interpellé, mardi 18 juillet, le président de la Fédération espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, et son fils Gorka dans le cadre d'une enquête qui porte sur des soupçons de trucage de matches au niveau international.

L'Audience nationale, haut tribunal chargé notamment des affaires politico-financières, dirige l'enquête "pour corruption entre particuliers, abus de confiance, détournements et faux en écriture présumés". Un autre haut responsable de la Fédération a également été arrêté.

Réélu pour la huitième fois à la tête de la fédération, Angel Maria Villar, 67 ans, règne sans partage sur le football espagnol depuis 1988. Celui qui est également vice-président de l'UEFA et de la Fifa "pourrait avoir impulsé la tenue de matches entre la sélection espagnole de football avec d'autres sélections, qui ont rendu possibles des contreparties prenant notamment la forme de prestation de services (...) au bénéfice de son fils", indique dans un communiqué la Garde civile, qui a procédé aux arrestations.

Des perquisitions, visant entre autres le siège de la RFEF à Las Rozas, près de Madrid, ont été ordonnées, indique une source.

Seigneur féodal sur le football espagnol

Le porte-parole du gouvernement espagnol, Inigo Méndez de Vigo, a immédiatement réagi à son arrestation à la télévision publique, affirmant : "Personne n'est intouchable, tout le monde doit obéir à la loi".

Angel Maria Villar a connu des démêlés avec la justice interne de la Fifa, qui lui reprochait de ne pas avoir collaboré à l'enquête sur l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022, respectivement à la Russie et au Qatar. Javier Tebas, le patron de la Ligue espagnole professionnelle avec qui il est en conflit, l'a qualifié de "seigneur féodal".

Sous le coup d'une procédure du comité d'éthique de la Fifa, il s'était vu infliger en novembre 2015 une amende de 25 000 francs suisses (un peu plus de 23 000 euros) et un avertissement dans cette affaire, pour ne pas avoir apporté le concours nécessaire à l'enquête menée à l'époque par l'ancien procureur américain Michael Garcia.

Avec AFP

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