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L'enquête sur les assistants parlementaires élargie à Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon s'exprimant devant la presse et des militants, dimanche 18 juin, à Marseille.
Jean-Luc Mélenchon s'exprimant devant la presse et des militants, dimanche 18 juin, à Marseille. Anne-Christine Poujoulat, AFP

L'enquête préliminaire pour "abus de confiance", ouverte fin mars par le parquet de Paris, visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, a été élargie à Jean-Luc Mélenchon, a-t-on appris mardi.

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Le parquet de Paris a élargi l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs d'assistants au Parlement européen au patron de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à la suite d'un nouveau signalement déposé par l'eurodéputée frontiste Sophie Montel, a-t-on appris, mardi 18 juillet, de source judiciaire.

À la suite d'un premier signalement de l'élue FN, le parquet de Paris avait ouvert le 22 mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance" visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords.

Le 27 juin, l'élue frontiste, proche de Florian Philippot, a déposé un second signalement visant Jean-Luc Mélenchon, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Le parquet de Paris a alors élargi ses investigations aux activités de l'ancien eurodéputé du parti de gauche (2009-2017) et actuel président à l'Assemblée nationale du groupe La France insoumise, ainsi qu'à quatre de ses ex-assistants parlementaires, dont l'un d'entre eux est décédé.

"Aucun de mes assistants n'a jamais exercé aucune responsabilité politique ni à l'intérieur du Parti de gauche, ni pour la France insoumise, jamais aucun de toute la période du Parlement européen, donc je ne sais pas pourquoi on me cherche noise", a réagi Jean-Luc Mélenchon, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale.

Des eurodéputés et ex-eurodéputés de tous bords concernés

Les enquêteurs cherchent à savoir si des fonds européens, dévolus à l'embauche d'assistants parlementaires, ont été détournés afin de rémunérer des cadres employés à d'autres tâches au sein de leur formation politique.

Des eurodéputés et ex-eurodéputés de tous bords sont concernés : à droite, les ex-ministres Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie ainsi que Jérôme Lavrilleux, ancien haut responsable de l'UMP au cœur de l'affaire Bygmalion, et Marc Joulaud, qui fut suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale ; à gauche, l'ancien syndicaliste Édouard Martin (PS), l'écologiste Yannick Jadot, un élu du Front de gauche Patrick Le Hyaric. Jean Arthuis (ex-UDI), soutien de La République en marche, est aussi dans la liste.

Deux autres enquêtes distinctes sont en cours sur les mêmes soupçons d'emplois fictifs au Parlement de Strasbourg : l'une vise spécifiquement le MoDem et a conduit à la démission de trois membres du premier gouvernement d'Édouard Philippe : Marielle de Sarnez (ministre des Affaires européennes), Sylvie Goulard (ministre des Armées) et François Bayrou (ministre de la Justice).

L'autre concerne le FN. Dans ce volet, la présidente du parti frontiste et ex-eurodéputée, Marine Le Pen, a été mise en examen, ainsi qu'une autre eurodéputée frontiste, Marie-Christine Boutonnet.

Avec AFP

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