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La Coupe d'Afrique des Nations se jouera en été et à 24 équipes

Le Cameroun, organisateur de l'édition 2019 de la CAN, a également été le vainqueur de la compétition en 2017.
Le Cameroun, organisateur de l'édition 2019 de la CAN, a également été le vainqueur de la compétition en 2017. Issouf Sanogo, AFP

Révolution pour la Coupe d'Afrique des nations. À partir de 2019, le grand rendez-vous du football africain se jouera en été, et plus en hiver, et sera élargi à 24 équipes contre 16 actuellement.

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Il n'y a plus de saison. La Coupe d'Afrique des nations (CAN), qui traditionnellement se disputait entre janvier et février, se jouera en été à partir de l'édition de 2019, a acté jeudi 20 juillet la Confédération africaine de football (CAF). Autre révolution, la compétition verra désormais s'affronter 24 équipes contre 16 sélections aujourd'hui.

La tenue de la compétition durant l'hiver européen, tous les deux ans, faisait grincer des dents les clubs du Vieux Continent, très réticents à laisser partir leurs joueurs en cours de saison.

Pour le sélectionneur du Mali, Alain Giresse, la réforme est une excellente nouvelle : "C'est une bonne chose. En tant qu'entraîneurs, nous le réclamions depuis longtemps car, jusqu'ici, nous étions soumis à de gros problèmes pour la libération des joueurs par leur club", explique l'ancien international français au micro de France 24.

Alain Giresse :"Jouer en été est une bonne chose pour la CAN"

En hiver dernier, six joueurs importants du futur champion d'Afrique, dont le joueur de Liverpool Joel Matip, avaient renoncé au tournoi pour privilégier leurs clubs.

Une réforme menée tambour battant

Lors de son élection à la surprise générale à la tête de la Confédération africaine (CAF), en mars dernier, Ahmad Ahmad, le successeur de l'indéboulonnable Issa Hayatou, s'était engagé à faire des changements.

La réforme aura donc été lancée tambour battant, à la suite d'un symposium de deux jours sur le football africain organisé à Rabat. Un groupe de travail est désormais chargé d'organiser les modalités pratiques de ce bouleversement, qui s'annonce délicat.

Au cours de son long mandat (1988-2017), Hayatou avait toujours refusé de déplacer la CAN entre juin et juillet, arguant qu'à cette saison, il fait trop chaud en Afrique du Nord, trop humide en Afrique centrale et trop froid dans le sud. Un argument qu'écarte avec humour Alain Giresse : "Vous savez, désormais, les stades sont éclairées et on peut jouer à 20 h ou 21 h sans problème."

Une augmentation du nombre d'équipes qui pose problème

Le passage à 24 équipes, sur le modèle de l'Euro en France, va également avoir des conséquences quant aux pays capables d'accueillir l'épreuve.  "La question de la capacité d'accueil des pays va maintenant se poser", estime Alain Giresse. "Surtout quand on voit la difficulté qu'ont aujourd'hui certains pays pour accueillir 16 équipes dans des conditions d'hébergement et d'entraînement correctes."

Cela devrait nécessiter d'avoir six stades disponibles, contre quatre actuellement, un défi pour le Cameroun qui est censé accueillir le tournoi en 2019. Jusqu'ici, l'hôte camerounais n'avait d'ailleurs guère semblé favorable à de tels changements. S'il venait à se désister, le Maroc ou l'Algérie se sont positionnés pour prendre la relève. Dans son communiqué, la CAF cite bien le Cameroun comme pays organisateur, tout en indiquant qu'une "inspection sera conduite début septembre" dans le pays.

Cette nouvelle formule est en outre lancée alors que les éliminatoires de la CAN-2019 ont déjà commencé. Il faudra donc déterminer comment accorder les 8 billets supplémentaires du tournoi, quitte à diluer le niveau global de la compétition, après une édition 2017 relativement décevante.

Avec AFP
 

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