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Reporters

Afghanistan : les enlèvements, une crainte au quotidien

France 24

Plus de 300 enlèvements ont été recensés en Afghanistan en 2016. Ils sont le fait de groupes terroristes, mais aussi, et surtout, de réseaux criminels. Et si l'on entend souvent parler, dans les médias, d'étrangers enlevés par les Taliban, plus de 90 % des victimes sont des Afghans. Outre les conséquences sociétales, ces kidnappings ont aussi un impact désastreux sur l'économie du pays.

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Les enlèvements se multiplient en Afghanistan, et c'est un fléau qui frappe une population déjà accablée par la guerre et les attentats. En 2016, la police a comptabilisé presque un enlèvement chaque jour, et le chiffre réel serait bien supérieur, car beaucoup ne sont pas signalés à la police.

Les expatriés qui vivent encore en Afghanistan, diplomates et humanitaires essentiellement, limitent au maximum leurs déplacements et restent cantonnés dans leurs résidences sécurisées, avec gardes armés et chambre forte où se réfugier en cas d'intrusion. Mais le phénomène touche avant tout les Afghans et reste très peu évoqué par la presse, alors même que les groupes criminels exercent une violence parfois extrême sur leurs victimes. Les enregistrements audio et vidéo d'actes de torture sont envoyés aux familles.

Face aux kidnappings, la police réagit comme elle le peut. Une unité spécialisée a été créée à Kaboul, mais ses moyens sont limités et le nombre de kidnappings continue d'augmenter.

Conséquence : les entrepreneurs ne voulant pas attirer l'attention, l'enregistrement de nouvelles compagnies a chuté de 50 % en 2016, selon la Chambre de commerce d'Afghanistan. Même les investisseurs afghans préfèrent placer leur argent à l'étranger, ce qui représente un manque à gagner pour l’économie du pays estimé à un milliard d'euros.

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