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ÉTATS-UNIS

Ingérence russe : nouveaux soupçons sur le ministre de la Justice américain

Jeff Sessions a toujours affirmé qu’il n’avait jamais évoqué de sujets relatifs à la campagne présidentielle américaine avec des officiels russes.
Jeff Sessions a toujours affirmé qu’il n’avait jamais évoqué de sujets relatifs à la campagne présidentielle américaine avec des officiels russes. Zach Gibson, Getty Images North America, AFP
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Le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, a bien évoqué la campagne présidentielle de Donald Trump avec l'ambassadeur russe à Washington, contrairement à ce qu'il avait soutenu, affirme le Washington Post.

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Jeff Sessions, le ministre américain de la Justice, est de nouveau dans la tourmente. Selon les révélations du Washington Post du vendredi 21 juillet, les services de renseignement américains ont intercepté des communications de l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, informant sa hiérarchie à Moscou qu’il avait discuté avec Jeff Sessions, alors conseiller diplomatique de Donald Trump, de sujets importants pour le Kremlin durant la campagne présidentielle américaine de 2016. Or, Jeff Sessions a nié à plusieurs reprises avoir évoqué des sujets relatifs à la campagne avec des officiels russes.

Le Washington Post, qui cite des sources officielles à Washington, fait état de deux échanges entre Jeff Sessions et Sergueï Kisliak : l’un en avril 2016 avant le premier grand discours de politique étrangère de Donald Trump, l’autre en juillet de la même année en marge de la convention républicaine. Un membre de l'administration américaine ayant requis l'anonymat a confirmé à Reuters que les comptes rendus de deux conversations de Sergueï Kisliak avec Jeff Sessions avaient été interceptés par les services de renseignement, mais a jugé que ce n'était pas nécessairement compromettant.

Compte rendus exagérés

"La question est de savoir s'il a franchi la ligne et a parlé d'informations classées ou d'éventuels accords, par exemple sur une levée des sanctions si les Russes souhaitaient investir aux États-Unis ou s'ils avaient des choses sur Hillary Clinton", a ajouté un autre haut fonctionnaire au fait des écoutes.

Le Washington Post rapporte, toutefois, que, selon des officiels américains, l’ambassadeur russe pourrait avoir exagéré dans ses comptes rendus au Kremlin la nature de ses échanges avec Jeff Sessions.

En mars 2017, Jeff Sessions s'était déclaré incompétent en tant que ministre de la Justice dans toutes les enquêtes sur les ingérences russes dans la campagne et les soupçons de collusion entre Moscou et l'équipe de Trump. Dans un entretien publié mercredi par le New York Times, Donald Trump se disait déçu que le ministre de la Justice se soit déclaré incompétent dans cette affaire. Mais, dès le lendemain, une porte-parole de la Maison Blanche avait assuré qu'il avait toujours confiance en lui, "sans quoi il ne serait pas Attorney General".

Avec AFP et Reuters

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