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La communauté indienne du Kenya proclamée 44e tribu du pays

Des membres de la communauté indienne au Kenya lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi, à Nairobi, le 10 juillet 2016.
Des membres de la communauté indienne au Kenya lors de la visite du Premier ministre indien Narendra Modi, à Nairobi, le 10 juillet 2016. Tony Karumba, AFP (illustration)

Le président kényan a proclamé, samedi, par décret que la communauté indo-pakistanaise était désormais reconnue comme une tribu dans le pays, un acte à forte portée symbolique à moins de trois semaines des élections présidentielles.

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Les Kényans d'origine indo-pakistanaise, installés de longue date en Afrique de l'Est, constituent désormais la 44e tribu du Kenya, a annoncé, samedi 22 juillet, le gouvernement.

"Par la présente, je reconnais, proclame et ordonne : 1. Que les Kényans d'origine asiatique constituent une communauté qui est l'une des tribus du Kenya ; 2. Que dorénavant, la communauté des Kényans d'origine asiatique forme la 44e tribu du Kenya", stipule un décret du président de la République Uhuru Kenyatta paru, vendredi, au journal officiel et rendu public, samedi.

Au Kenya, le terme "asian community" désigne les Kényans d'origine indo-pakistanaise, dont l'installation dans le pays remonte essentiellement à la fin du XIXe siècle, à la faveur de la construction par les colons britanniques de la ligne ferroviaire reliant le port kényan de Mombasa à Kampala, en Ouganda (1896-1901). Selon le dernier recensement de la population kényane en 2009, cette communauté compte quelque 46 000 personnes. Environ 35 000 autres Indiens ou Pakistanais vivent par ailleurs au Kenya sans en avoir la citoyenneté.

Portée symbolique

Le fait d'obtenir le statut officiel de tribu, inscrit dans la Constitution, n'est pas porteur de grands bouleversements pour les membres de la communauté qui, Kényans à part entière, ont déjà les mêmes droits et devoirs que leurs concitoyens. Mais les promoteurs de cette reconnaissance soulignaient ces derniers mois la portée symbolique de leur démarche, leur communauté étant souvent perçue comme vivant en vase-clos.

>> À voir : Au Kenya, la Chine poursuit sa "diplomatie du train"

"Personne ne devrait vous discriminer, vous intimider ou vous exclure inutilement de la vie de notre Nation", a déclaré samedi le ministre de l'Intérieur par intérim Fred Matiangi, lors d'une cérémonie dans la capitale Nairobi.

Les Kényans d'origine indienne sont notamment installés à Nairobi et dans les autres grands centres urbains du pays. Ils forment une communauté plutôt prospère, très présente dans les activités de commerce (import-export, distribution), dans l'industrie ou encore les secteurs médical et pharmaceutique.

La décision du président Kenyatta intervient à moins de trois semaines des élections générales du 8 août. Le président, qui vise un second mandat à la tête de la principale économie d'Afrique de l'Est, sera notamment opposé au leader de l'opposition Raila Odinga. Le scrutin s'annonce serré selon les récents sondages d'opinion et la température électorale dans le pays est montée d'un cran ces dernières semaines, au point que de nombreux observateurs craignent que les élections ne débouchent sur des violences électorales

Avec AFP

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