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ISRAËL

Vendredi sanglant en Israël et en Cisjordanie

Un secouriste du Croissant-Rouge palestinien vient en aide à un manifestant blessé durant des heurts au point de passage de Kalandia, entre Ramallah et Jérusalem.
Un secouriste du Croissant-Rouge palestinien vient en aide à un manifestant blessé durant des heurts au point de passage de Kalandia, entre Ramallah et Jérusalem. Abbas Momani, AFP
4 mn

Des heurts ont éclaté vendredi à la suite de mesures de sécurité imposées à l'entrée de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Trois Israéliens et au moins trois Palestiniens ont été tués. Le président palestinien a suspendu les contacts avec Israël.

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Vendredi 21 juillet aura été l'une des journées les plus sanglantes de ces dernières années dans le conflit israélo-palestinien : alors que les deux parties continuent de s'opposer sur la question du maintien des détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem, au moins trois Palestiniens et trois Israéliens ont perdu la vie.

>> À (re)lire sur France 24 : Mahmoud Abbas annonce le "gel de tous les contacts" officiels avec Israël

Les services de secours israéliens ont annoncé que trois Israéliens avaient été poignardés à mort dans leur domicile, situé dans l'implatation juive de Neve Tsuf. Un quatrième a été blessé. L'assaillant, un jeune Palestinien de 19 ans originaire de  Khobar, un village situé près de Ramallah, a été abattu, a déclaré sur Twitter l'armée israélienne.

Israël et Cisjordanie: un week-end à hauts risques après un vendredi sanglant

Le ministère palestinien de la Santé a annoncé plus tôt la mort d'un jeune de 17 ans, d'un autre de 18 ans, et d'un troisième d'âge inconnu. Deux au moins ont été tués par balles dans deux quartiers de Jérusalem-Est relativement éloignés de l'esplanade des Mosquées. On ignore la provenance des tirs, même si certains médias rapportent qu'un colon israélien habitant une implantation en Cisjordanie serait responsable d'un des décès. La dixième chaîne israélienne a également annoncé la mort d'un enfant de huit ans asphyxié par des gaz lacrymogènes, qui n'a pas pu être confirmée.

Des confrontations quotidiennes depuis une semaine

Cette attaque est intervenue au terme d'une journée d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre israéliennes et manifestants palestiniens. Les tensions sont allées crescendo depuis une semaine après une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet dans la vieille ville de Jérusalem. Un double homicide qui a conduit Israël à installer des portiques de sécurité dimanche dernier à l'entrée de l'esplanade des Mosquées.

Le conseil de sécurité du Premier ministre israélien a décidé jeudi soir le maintien des détecteurs de métaux afin d'empêcher que des armes à feu puissent à nouveau être introduites sur l'esplanade. Des dignitaires musulmans et certaines factions politiques  palestiniennes avaient alors appelé les fidèles à se rassembler vendredi pour une "journée de colère" contre les nouvelles mesures de sécurité, qui, disent-ils, contreviennent aux accords régissant les lieux depuis plusieurs décennies.

Ces incidents et le maintien des portiques de sécurité ont conduit le président palestinien Mahmoud Abbas à suspendre les contacts officiels avec Israël.

Le coordinateur de l'Onu pour les négociations de paix israélo-palestiniennes, Nickolay Mladenov, a lancé un appel au calme et la Maison blanche a souhaité une solution. La Jordanie, qui administre ce site saint également revendiqué par les juifs, tente de mener une mission de médiation.

Avec Reuters
 

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