Accéder au contenu principal
LIBAN

Raids du Hezbollah et de l'armée syrienne à la frontière du Liban

Une photo diffusée par le Hezbollah le 21 juillet 2017 montrant un tir contre une position djihadiste dans la région de Jaroud Ersal.
Une photo diffusée par le Hezbollah le 21 juillet 2017 montrant un tir contre une position djihadiste dans la région de Jaroud Ersal. Hezbollah media office/AFP
3 mn

Le Hezbollah libanais et l'armée syrienne ont poursuivi samedi leurs raids contre des rebelles sunnites dans la zone frontalière entre les deux pays. Un médiateur libanais a été tué dans ces affrontements.

Publicité

L'opération militaire lancée par le Hezbollah libanais, puissant parti armé et allié du régime syrien, contre des "terroristes armés" qui se trouvent des deux côtés de la frontière entre le Liban et la Syrie s'est poursuivie, samedi 22 juillet, pour la seconde journée consécutive.

Elle vise des insurgés du Front al-Nosra, jadis allié d'Al-Qaïda, dans la région de Jaroud Ersal, dans le nord-est du Liban, et dans la zone montagneuse de Qalamoun, dans l'ouest de la Syrie. La région de Jaroud Ersal a également servi de base aux jihadistes de l'organisation État islamique. Plusieurs milliers de réfugiés syriens y vivent dans des camps.

De source proche des services de sécurité libanais, un bilan fait état de 43 rebelles et de 15 combattants du Hezbollah tués depuis vendredi.

Un médiateur tué

Un Libanais qui avait pour mission de mener une médiation entre le Hezbollah chiite et les rebelles et jihadistes syriens a été tué samedi. "Ahmad al-Fliti a été blessé lorsque sa voiture a été touchée par un obus d'origine inconnue à Jouroud Ersal", dans l'est du Liban, a rapporté l'Agence nationale de l'information (ANI). "Il a ensuite succombé à ses blessures." Pour l'armée libanaise, la mort du médiateur, une personnalité très connue dans la région d'Ersal, est dûe à un obus tiré par "l'organisation terroriste du Front al-Nosra".

Le Hezbollah aurait réalisé d'importants gains territoriaux, s'emparant notamment de Jouar al-Cheikh et Ouadi Kriti, affirme-t-on auprès du mouvement chiite libanais.

L'armée libanaise, qui se borne à une position défensive, contrôle l'évacuation de la zone des réfugiés qui le souhaitent, sous supervision de l'ONU, dit-on de source proche des services de sécurité.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, le Liban, pays de quatre millions d'habitants qui accueille un million de réfugiés du pays voisin, a subi les contrecoups du conflit, avec des attentats et des enlèvements de soldats revendiqués par des jihadistes venus de Syrie.

Avec AFP et Reuters
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.