Accéder au contenu principal

Attentat à la voiture piégée dans un quartier chiite de Kaboul

L'attaque à la voiture piégée a eu lieu dans une rue commerçante de l'ouest de Kaboul, le 24 juillet 2017.
L'attaque à la voiture piégée a eu lieu dans une rue commerçante de l'ouest de Kaboul, le 24 juillet 2017. Walik Kohsar, AFP

Une voiture piégée a explosé lundi matin, se jetant contre un bus dans un quartier chiite de Kaboul. L'attentat, revendiqué par les Taliban, a fait au moins 35 morts selon les autorités afghanes.

PUBLICITÉ

Un attentat-suicide à la voiture piégée revendiqué par les Taliban a fait au moins 35 morts lundi 24 juillet dans l'ouest de Kaboul, selon le dernier bilan des autorités afghanes. L'attaque a également fait plus de 40 blessés, et le bilan pourrait encore s'alourdir.

Dans leur revendication, les Taliban affirment avoir tué 37 agents du renseignement. Le porte-parole des islamistes insurgés, Zabihullah Mujahid, précise que le kamikaze visait deux cars. 

L'explosion s'est produite peu avant 7 h heure locale (2 h 30 GMT) dans un quartier à majorité chiite particulièrement animé de Kaboul, où sont installés de nombreux clubs de gym, universités et instituts, des échoppes ainsi que des "wedding halls", immenses salles où les Afghans célèbrent des mariages.

Une épaisse colonne de fumée noire s'est élevée dans le ciel après l'explosion. Un photographe de l'AFP qui s'est rendu sur les lieux a assisté au ballet des ambulances et vu plusieurs blessés emportés par des taxis ou des voitures privées. Il a pu apercevoir l'autobus frappé, entièrement calciné, à proximité du ministère dont il acheminait les employés. Les premières images montrent des échoppes éventrées, une rue jonchée de débris, aux arbres mutilée.

La communauté hazara visée ?

Les victimes sont apparemment des civils, dont des étudiants qui se rendaient tôt à leur université en cette période d'examen, mais aussi des gardes de sécurité protégeant la résidence d'un des principaux leaders de la communauté hazara et membre du Parlement Mohammad Moqaqeq, son porte-parole Omid Maisom, joint par l'AFP.

Selon lui, "la voiture a explosé devant le premier point de contrôle de la résidence de M. Moqaqeq, faisant des morts et des blessés parmi les gardes et les civils". "Nous pensons qu'elle voulait atteindre la maison de M. Moqaqeq, mais nos gardes l'ont arrêtée", a-il rapporté.

La communauté hazara, minorité chiite de quelque 3 millions d'habitants, longtemps discriminée et marginalisée, est connue pour être l'une des plus ouvertes du pays, notamment envers les droits des femmes.

Elle célèbre lundi le premier anniversaire (selon le calendrier religieux) d'un attentat contre une manifestation de son mouvement Enlightment (Lumière) qui avait fait, le 23 juillet 2016, 84 morts et plus de 300 blessés au cœur de Kaboul. C'était le premier attentat revendiqué par l'organisation extrémiste sunnite État islamique (EI) au cœur de la capitale afghane.

Depuis, l'EI, qui gagne du terrain dans le nord de l'Afghanistan, a frappé à plusieurs reprises les mosquées et foules chiites du pays, notamment à Kaboul et Mazar-i-Sharif (nord), en octobre lors des grandes célébrations d'Achourah, la principale commémoration religieuse de la communauté. Et plus récemment, le 16 juin, lors de la "Nuit du Destin", à la fin du Ramadan.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.