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Croissance économique ralentie au Moyen-Orient

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Dubaï (AFP)

La croissance économique au Moyen-Orient et en Afrique du nord est en passe de connaître un ralentissement considérable cette année alors que celle de l'Arabie saoudite devrait chuter à près de zéro, selon le Fonds monétaire international (FMI) lundi.

Après une performance meilleure que prévue en 2016 avec un taux de croissance de 5%, ce taux ne sera que de 2,6% cette année dans les pays du Moyen-Orient et d'Afrique du nord, en plus du Pakistan et de l'Afghanistan.

La bonne tenue de l'an dernier était due principalement à la forte croissance à plus de 6,5% en Iran grâce au niveau élevé de sa production pétrolière, indique le FMI.

Dans sa mise à jour des Perspectives de l'économie mondiale, le FMI a abaissé la croissance économique de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, à seulement 0,1% en 2017, contre 0,3% dans ses projections d'avril.

Ce sera le plus faible taux de croissance en Arabie saoudite depuis 2009 lorsque son économie s'est contractée de 2% sur fond de chute des recettes pétrolières consécutive à la crise financière mondiale.

"Si la récente chute des cours du pétrole se poursuit, elle pourrait peser encore davantage sur les perspectives pour les pays exportateurs de pétrole dans la région", prévient le FMI.

Après s'être repris à plus de 55 dollars le baril après un accord entre pays producteurs Opep/non-Opep, dont l'Arabie saoudite et la Russie, sur une réduction de l'offre, les prix du brut ont baissé pour évoluer sous la barre des 50 dollars.

Cependant, le FMI prévoit que le taux de croissance économique régionale augmente en moyenne à 3,3% en 2018.

Ce taux devrait augmenter en Arabie saoudite de 1,1% l'an prochain, en baisse de 0,2% par rapport aux projections d'avril, selon le FMI.

L'économie saoudienne, la plus importante du monde arabe, avait connu un taux de croissance de 4,1% et de 1,7% respectivement en 2015 et 2016.

Les pays exportateurs de pétrole du Moyen-Orient ont perdu des centaines de milliards de dollars depuis l'effondrement des cours du brut à la mi-2014, transformant leurs énormes excédents budgétaires en déficits.

Pour y faire face, ils ont dû adopter des mesures d'austérité, réformer leur politique fiscale et économique, notamment en augmentant les prix du carburant et de l'électricité.

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