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BMW va fabriquer la Mini électrique au Royaume-Uni

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Berlin (AFP)

Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi qu'il allait fabriquer au Royaume-Uni une version électrique de sa voiture Mini, alors que le Brexit avait laissé craindre une autre localisation.

"Ce véhicule entièrement électrique commencera à être produit en 2019", a indiqué BMW dans un communiqué.

Les systèmes de transmission électrique seront fabriqués dans les usines du groupe en Bavière, dans le sud de l'Allemagne, puis assemblés avec la voiture dans l'usine britannique d'Oxford, qui est déjà le principal site de production de la Mini trois portes.

Le choix d'Oxford pour produire la future Mini électrique avait été mis en doute par la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

En mai, le patron de BMW, Harald Krüger, avait dit espérer "le pragmatisme de toutes les parties dans les négociations sur le Brexit" et laissé entendre que BMW, se préparant à différents scénarios, pourrait délocaliser une partie de sa production britannique. "Vous le savez: nous produisons également des modèles Mini chez VDL Nedcar aux Pays-Bas. Nous sommes flexibles", avait-il alors indiqué.

Alors que le Brexit pourrait se traduire par un retour des frais de douanes pour les produits britanniques ou des complications dans la chaîne d'approvisionnement, les investissements dans le secteur automobile au Royaume-Uni ont déjà reculé en 2016 à 1,7 milliard de livres (1,9 milliard d'euros), contre 2,5 milliards les années précédentes.

D'ici 2025, BMW espère que les voitures électriques représenteront entre 15% et 25% de ses ventes.

Le constructeur produit déjà des modèles électrifiés dans dix usines dans le monde. A l'avenir, "BMW va créer des structures rendant nos usines de production capables de fabriquer en même temps des modèles avec des moteurs à combustion, hybrides ou entièrement électriques", indique le groupe dans un communiqué.

De son côté, le gouvernement britannique s'est félicité de la décision de BMW, au moment où il cherche à rassurer les entreprises qui font part de leurs inquiétudes quant aux négociations en cours sur le Brexit et l'avenir des relations avec l'UE.

La décision de BMW "est un vote de confiance dans la détermination que nous avons de faire du Royaume-Uni le lieu incontournable pour la prochaine génération de véhicules", a souligné le ministre des Entreprises, Greg Clark.

Selon lui, elle met en lumière "la force de notre excellente main-d'oeuvre, notre expérience en terme d'innovation et la relation fructueuse entre le secteur automobile et le gouvernement."

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