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Euro-2017 : les Bleues déjà au pied du mur face à la Suisse

Défaite interdite pour les Bleues face à la Suisse.
Défaite interdite pour les Bleues face à la Suisse. Tobias Schwartz, AFP

Accrochée par l'Autriche après une victoire poussive face à l'Islande, l'équipe de France de football n'a plus le droit à l'erreur si elle veut sortir du groupe C de l'Euro-2017. Les Bleues doivent, au minimum, accrocher un nul face à la Suisse.

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Auteure de débuts poussifs lors de ses deux premières rencontres de l'Euro-2017, l'équipe de France féminine devra assurer un résultat positif contre la Suisse, lors du dernier match du groupe C mercredi à 20 h 45 (heure de Paris) à Breda (sud des Pays-Bas), pour éviter une immense déconvenue.

Si un match nul sera suffisant pour se qualifier pour les quarts de finale pour la troisième fois d'affilée, les joueuses d'Olivier Echouafni ont besoin d'accomplir un match référence, pour enfin lancer leur compétition.

"Maintenant, il s'agit de se libérer un petit peu plus. Je pense que là, on va entrer dans une nouvelle compétition avec des matches qui sont pratiquement à couperets. À nous de faire ce qu'il faut, on n'a pas de pression particulière si ce n'est d'être très concentrés sur notre qualification", a souhaité le sélectionneur lors de la conférence de presse d'avant-match.

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Parmi les favorites du tournoi, la France a cependant livré des prestations décevantes contre l'Islande (1-0) et l'Autriche (1-1), deux équipes moins bien classées qu'elle au classement Fifa (respectivement 19e et 24e, alors que les Bleues sont 3es). Dans le même temps, les Pays-Bas, auteurs d'un sans faute devant leur public, ou l'Angleterre, monstre d'efficacité, ont impressionné.

"On n'est pas satisfaites du résultat", a reconnu la veille Camille Abily, l'une des cadres de l'équipe de France, évoquant "un début assez poussif".

"Le niveau général du football féminin a évolué"

"Je ne sais pas si on joue mieux ou moins bien (que lors des dernières compétitions). Par contre, ce qui est sûr, c'est que le niveau général du football féminin a évolué, c'est beaucoup plus homogène. Par le passé, notamment à l'époque de Bruno Bini (2007-2013), il y avait quand même beaucoup plus d'espaces, et on était moins attendues aussi", a-t-elle ajouté.

Si "tout n'a pas été négatif non plus", la milieu de terrain de Lyon incite son équipe à mettre "peut-être plus de folie, plus de créativité, et jouer plus en première intention quand on est dans les 30 mètres adverses" pour trouver plus facilement la faille "face à un bloc regroupé".

"Attaquer à trois, quatre face à huit Autrichiennes... On n'est pas (Lionel) Messi malheureusement, il n'y a que lui qui arrive à se sortir de ces situations-là, explique-t-elle. Il faut vraiment réussir à étirer l'équipe adverse, et je pense qu'on l'a fait par intermittence, mais on s'en est pas assez servi, ça, c'est sûr."

Lors du match précédent, pour se donner le plus de chances d'y parvenir, le sélectionneur français avait procédé à cinq changements, avec notamment les titularisations des expérimentées Marie-Laure Delie (29 ans) et Gaëtane Thiney (31 ans) en attaque, sans pour autant plus de performance sur les côtés.

"À l'instinct"

Idem contre la Suisse ? "J'ai trouvé la formule et j'apporterai encore des changements", a-t-il simplement indiqué mardi.

Si l'ailière Clarisse Le Bihan, blessée lors du premier match, paraît encore juste pour retrouver le couloir gauche, Kadidiatou Diani, auteure de deux entrées intéressantes, pourrait débuter pour alimenter Eugénie Le Sommer en pointe. Aux postes de latérales, Sakina Karchaoui, à gauche, et Ève Périsset, à droite, tiennent la corde pour apporter plus de dynamisme.

Cette rotation risque-t-elle de déstabiliser l'équipe ? "Il y a des côtés positifs parce qu'il y a de la fraîcheur, mais il y a aussi ce petit aspect un peu négatif, c'est qu'il y a moins d'automatismes. Cela fait partie des choses que l'on peut améliorer, car quand on joue contre des équipes qui sont bien en place, on n'a pas le temps de réfléchir. Il faut que cela vienne à l'instinct, et bien se connaître, ça aide", prévient Abily.

Néanmoins, le fait que la Suisse soit condamnée à un succès pour se qualifier devrait permettre à l'équipe de France de bénéficier davantage d'espaces pour mettre en place son jeu de possession.

"Pour se qualifier, il va falloir qu'elles sortent de derrière, qu'elles ne fassent pas bloc bas comme nos précédents adversaires. À moins que la coach adverse décide de rester dans ce schéma, mais cela m'étonnerait", a souligné Echouafni. Aux Bleues d'en profiter.

Avec AFP

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