Accéder au contenu principal

Affaire Grégory Villemin : Murielle Bolle et son cousin campent sur leurs positions

Christophe Ballorin et Jean-Paul Teissonnière, les deux avocats de Murielle Bolle, le 28 juillet 2017, à Dijon.
Christophe Ballorin et Jean-Paul Teissonnière, les deux avocats de Murielle Bolle, le 28 juillet 2017, à Dijon. Jean-Philippe Ksiazek, AFP

La confrontation entre Murielle Bolle et son cousin à l'origine de sa mise en examen pour son rôle présumé dans le meurtre du petit Grégory Villemin, a débouché vendredi sur un statu quo.

PUBLICITÉ

La confrontation organisée vendredi 28 juillet à Dijon entre Murielle Bolle, témoin clef de l'affaire Grégory, et un de ses cousins n'a pas apporté de percée dans l'enquête.

"Chacun des protagonistes est resté sur ses positions", a indiqué à la presse le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, ajoutant toutefois que le témoignage du cousin lui paraissait "crédible par rapport à d'autres éléments du dossier".

Le face-à-face des deux cousins à Dijon tournait autour d'une question centrale : celle qui avait 15 ans à l'époque a-t-elle subi "un lynchage" infligé par sa famille, entraînant la rétractation de son témoignage incriminant son beau-frère Bernard Laroche ? C'est ce qu'a continué d'affirmer vendredi ce cousin de 54 ans, contrant les dénégations de Murielle Bolle, qui "s'est beaucoup exprimée" vendredi alors qu'elle parle peu d'ordinaire, selon Me Christophe Ballorin, l'un de ses avocats.

"Une affaire complexe"

Pour le procureur général Jean-Jacques Bosc, "ce n'est pas une affaire qui se réglera du jour au lendemain; c'est une affaire complexe". "Les gendarmes poursuivent les investigations" et "d'autres auditions vont avoir lieu", a précisé le magistrat.

Murielle Bolle, 48 ans, a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort et placée en détention provisoire. En 1984, alors adolescente, elle avait dit aux gendarmes qu'elle se trouvait dans la voiture de son beau-frère, passé prendre le petit Grégory Villemin le 16 octobre 1984, jour de sa mort, avant de le déposer, pensait-elle, chez des amis des parents de l'enfant. Le 5 novembre 1984, Murielle Bolle avait répété ces déclarations devant le juge d'instruction, qui décidait en conséquence d'inculper et écrouer Bernard Laroche. Mais le lendemain, après une nuit en famille, elle était revenue avec sa mère pour se rétracter, disant avoir parlé sous la contrainte des gendarmes.

L'affaire a été relancée en juin dernier avec la mise en examen de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, retrouvé noyé dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984, pour enlèvement et séquestration de mineur suivis de mort avant d’être remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.