Accéder au contenu principal

Nice: un passeur éthiopien dénoncé parmi les migrants aidés par des bénévoles

2 mn
Publicité

Nice (AFP)

Un Ethiopien, dénoncé pour s'être fait payé par des compatriotes pour les conduire depuis l'Italie auprès de l'association de défense des migrants Roya Citoyenne à Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes) devait être jugé en comparution immédiate lundi, a-t-on appris auprès du parquet.

C'est la première fois qu'un passeur est identifié dans les rangs des migrants aidés par l'association.

"Cela fait suite à la présentation par Cédric Herrou à la gendarmerie de Breil de quatre migrants qu'il accueillait et dont l'un avait demandé de l'argent aux trois autres pour les amener chez lui", a précisé à l'AFP la gendarmerie départementale.

"C'est l'arbre qui cache la forêt, l'action de Cédric Herrou alimente ce genre de comportements. Les gens ne viennent pas par hasard, nous avons face à nous des réseaux structurés. Le dispositif de Roya Citoyenne permet à des gens aux intentions douteuses d'en bénéficier", a-t-on ajouté de même source.

Roya Citoyenne a, de son côté, dénoncé la reconduite à la frontière en cours des migrants qui avaient témoigné sur ce réseau de passeurs à Vintimille, en Italie.

"S'ils sont reconduits en Italie leur vie est en danger. En leur qualité de témoin l'Etat français leur doit protection", a estimé l'association, ce que la gendarmerie a contesté: "Il n'y a pas de mise en danger d'autrui".

Roya Citoyenne a appelé à un rassemblement devant les locaux de la police aux frontières à Menton, en affirmant qu'onze personnes au total, ayant mandaté un avocat pour la demande d'asile, étaient en passe d'être remis aux autorités italiennes dont un Tchadien qui avait rendez-vous mardi à la préfecture.

Bloqué depuis 2015, le contrôle à la frontière franco-italienne a été rétablie pour protéger la France du terrorisme.

Dans la pratique, ces contrôles conduisent à renvoyer en Italie les migrants qui passent ou tentent de passer malgré les dangers. Gendarmes et militaires sillonnent les routes. Barrages filtrants, contrôle des trains: il y a en moyenne plus d'une centaine d'interpellations par jour depuis le début de l'année.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.