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Dans la presse

"Le cirque de la Maison Blanche"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 1er août, le limogeage du directeur de la communication de la Maison Blanche Anthony Scaramucci, dans la foulée de la nomination du nouveau chef de cabinet John Kelly. La guerre au Yemen. L’assassinat d’un responsable informatique de la Commission électorale kényane. Et l’exploit de deux pilotes ukrainiens.

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Au menu de cette revue de presse internationale, le limogeage d’Anthony Scaramucci, après seulement dix jours à la Maison-Blanche.
 
On évoquait lundi les déboires personnels du désormais ex-directeur de la communication de Donald Trump – le divorce demandé par son épouse, enceinte de neuf mois, pour incompatibilité d’humeur avec le boss de Scaramucci. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le boss en question a donc finalement décidé de le remercier. La saga à la Maison-Blanche se poursuit - un feuilleton résumé par The Wall Street Journal, qui rappelle que l’arrivée de Scaramucci avait provoqué la démission du porte-parole de Donald Trump, et le départ de son chef de cabinet, Reince Priebus, lui-même remplacé par le général à la retraite John Kelly, qui vient d’obtenir à son tour la tête d’Anthony Scaramucci… John Kelly, dont la poigne suscite l’admiration du Wall Street Journal, qui voit dans le limogeage de Scaramucci dit «Mooch», la preuve que Kelly s’est mis au travail sans tarder, «signifiant clairement à son équipe que chacun doit d’abord passer par lui pour s’adresser à Donald Trump, et qu’aucun de ses membres n’a le droit de s’en prendre  publiquement à l’un de  ses collègues, sans obtenir au préalable l’accord de sa hiérarchie. Pas mal pour une première journée», commente le journal – visiblement séduit par les méthodes musclées du nouveau chef de cabinet de la Maison-Blanche.
 
La nomination de John Kelly est elle-même perçue comme un acte d’hostilité envers le Parti républicain. Pour The National Review, son arrivée aux côtés de Donald Trump indique que le divorce est consommé entre le président «populiste» et «sans idéologie» et les conservateurs. «Reince Priebus parti, le lien entre le bureau ovale et le Parti républicain est rompu, et l’entrée en scène de John Kelly n’a pas d’autre fin que de purger la Maison-Blanche de la frange traditionnelle des républicains qui cherchent à protéger le pays des caprices de Trump», analyse la revue, qui prédit que le nouveau chef de cabinet sera peut-être en mesure de mettre un peu d’ordre dans ce «cirque», mais que sa nomination signifie qu’«il n’y aura plus de main républicaine pour tenir le gouvernail à la Maison Blanche».
 
Les Etats-Unis qui soutiennent l’intervention de la coalition arabe au Yémen, un pays «en voie de destruction avancée», selon le journal Le Monde. Le journal, qui rappelle que le pays enregistre plus de 10 000 personnes tuées depuis deux ans, en majorité des civils, se trouve aussi en proie à «la pire épidémie de choléra de la planète». «Le pays menace de s’effondrer», alerte le quotidien, qui tente de sensibiliser l’opinion au sort de ces milliers de civils que l’on bombarde, que l’on déplace, qu’on affame, et qu’on prive de soins. «Les Yéménites paient au prix fort» la guerre qui oppose la coalition d’Etats arabes conduite par l’Arabie saoudite et la rébellion houthiste «mollement soutenue par l’Iran», écrit Le Monde, en citant l’analyse d’experts qui voient dans le Yémen «l’un des théâtres de l’affrontement majeur qui oppose Riyad à Téhéran pour la prépondérance au Moyen-Orient».
Au Kenya, un responsable du système informatique de la Commission électorale a été retrouvé mort, moins d'une semaine avant les élections générales du 8 août. Chris Musando était chargé de superviser le système électronique d’identification des électeurs et de comptage des voix, considéré comme essentiel pour éviter un éventuel trucage du scrutin. D’après le président de la Commission électorale, «il n’y a aucun doute: Musando a été torturé et assassiné», tandis que les autorités mettent en garde contre «toute spéculation», selon The Standard, qui fait état des accusations émises par Raila Odinga, le principal rival et opposant au président sortant Uhuru Kenyatta, qui a mis en cause les forces de sécurité kényanes. «Pleurons Musando et concentrons-nous sur la tenue d’élections justes», invite pour sa part The Star, en pressant les autorités à faire preuve d’efficacité pour retrouver les coupables de cet «outrage», et éviter les violences qu’il pourrait susciter.
 
Tout autre chose, pour terminer, l’exploit de deux pilotes ukrainiens d’un avion turc, qui ont réussi à sauver la vie de leurs 127 passagers. D’après The Telegraph, les deux hommes assuraient une liaison entre Chypre et la Turquie, la semaine dernière, quand ils se sont retrouvés piégés dans un énorme orage de grêle, à 1300 m d’altitude, qui a détruit le pare-brise et détruit le nez de leur appareil. Les pilotes ont tout de même réussi à revenir à l’aéroport Ataturk d’Istanbul, et poser leur appareil sans trop d’encombres, à l’aveugle, puisqu’ils ne voyaient plus rien devant eux, en se fiant à leurs instruments de vol et à leur vision latérale. Déclaration du commandant Akopov, après l’atterrissage: «Je vole depuis 30 ans. Les passagers sont vivants. C’est normal. C’est une question de crédibilité professionnelle». L’Ukraine vient de lui décerner la médaille du courage.
 
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