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Le président brésilien Michel Temer échappe à des poursuites pour corruption

Michel Temer prononce un discours à Brasilia, le 2 août 2017.
Michel Temer prononce un discours à Brasilia, le 2 août 2017. Sergio Lima, AFP

Le président brésilien ne sera pas poursuivi pour corruption. La Chambre des députés a voté mercredi contre sa mise en accusation. Il est soupçonné d'avoir accepté des pots-de-vin pour l'équivalent d'une dizaine de millions d'euros.

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Le mandat de Michel Temer est sauf. Le président brésilien a échappé à des poursuites : la Chambre des députés s'est prononcée contre sa mise en accusation, mercredi 2 août. Le décompte des voix montre que 263 députés ont voté en faveur de Michel Temer, alors que 227 autres se sont prononcés pour son renvoi devant la Cour suprême.

Ce résultat est en décalage avec celui d'un sondage récent, selon lequel 81 % des Brésiliens souhaitaient que les députés se prononcent en faveur d'un procès.

Le chef de l’État, qui a pris ses fonctions après la destitution de Dilma Roussef, est soupçonné d'avoir accepté des pots-de-vin pour l'équivalent d'une dizaine de millions d'euros. Selon le procureur général Rodrigo Janot, il s'est "prévalu de sa condition de chef d'État" pour notamment recevoir 500 000 réais (environ 140 000 euros) de pots-de-vin de la part du géant de la viande JBS.

>> À lire : "Brésil : le président Temer enregistré donnant son accord à des pots-de-vin"

Au début de la séance, trois députés du PSOL, parti d'extrême gauche, ont brandi une valise de billets arborant le visage de Michel Temer, en référence à l'arrestation en mai d'un proche du président en possession d'une valise de coupures qui lui aurait été destinée.

Michel Temer a multiplié les tractations ces derniers jours pour éviter une destitution, moins d'un an après celle de sa prédécesseure, pour manipulation des comptes publics.

Il devrait cependant faire face à de nouvelles accusations dans les prochaines semaines et certains députés confient que plus l'échéance de la présidentielle de 2018 approche, plus il leur sera difficile de soutenir à nouveau le chef de l'État.

Avec AFP et Reuters

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